Le leader du Bloc Libéral, Dr Faya Millimouno a fustigé, mardi, au cours d’une conférence de presse tenue à son siège, des acharnements du pouvoir contre les responsables de son parti.
Placé sous contrôle judiciaire depuis quelques semaines, le président de la quatrième force politique du pays, Faya Millimouno a l’impression de subir une justice à deux vitesses : ses militants et responsables punis de façon exagérée à la moindre faute ; tandis que ses victimes n’ont que leurs yeux pour pleurer, sans aucune justice !
Le président du BL a fait allusion à ses militants du côté de » Gogota » dans la sous-préfecture de Lola, où l’enfant d’une militante avait trouvé la mort dans la fuite la semaine dernière. Pour M. Millimouno, ses militants sont en train de vivre un calvaire en ce moment en tant victimes de ‘’chasse à l’homme’’, tout simplement à cause d’un problème de troupes au vu et au su des autorités dans cette localité.
Le président du Bloc Libéral a évoqué la question du 3e mandat pour le président Alpha Condé. Sur ce, Faya Millimouno a causé certains leaders politiques et députés à vouloir emboîter le pas en siégeant à l’hémicycle, alors, dit-il, qu’ils n’ont plus le droit d’être là.
« Si demain le Pr Alpha Condé n’organise pas les élections d’ici 2020, et qu’il soit question de son propre glissement après son mandat, il y a des gens qui n’auront pas le droit à la parole parce qu’ils auraient déjà emboîté le pas au président avant même la péremption de son mandat. Nous leur avions dit, ‘’si vous glissez, il va glisser et la Guinée va tomber’’ », a-t-il prévenu.
M. Faya Millimouno a également fustigé la volonté de la CENI de vouloir jouer sur le chronogramme des élections en complicité avec le pouvoir.
« Le plan B pour eux, c’est effectivement le glissement du mandat du président qui a déjà commencé sous nos yeux. Malheureusement y compris nos amis de l’opposition qui sont tombés dans ce piège. Aujourd’hui, quel que soit ce qu’elle vous dira, la CENI ça sera un gros mensonge parce qu’on ne peut pas avoir d’élection libre, transparente et crédible sans qu’on ait un fichier complément toiletté », a-t-il indiqué.
Selon M. Millimouno, la CENI est incapable de mobiliser 50 millions de francs guinéens pour pouvoir organiser une retraite à Kindia pour permettre aux acteurs d’avoir une idée sur la date de la tenue des élections en Guinée.
« Pensez-vous que cette CENI sera capable de financer la révision du fichier pour un récemment intégral. Il est donc clair pour le président Alpha Condé le glissement est une potion pour rester après 2020. Ce plan a déjà commencé en faisant en sorte que nos députés périmés continuent à siéger alors qu’ils n’ont plus la légitimité », a déploré, Faya Millimouno, président du Bloc libéral.
Facély Diawara