Fête du 08 Mars 2019 : Hawa Barry Diallo dédie un poème aux Femmes du monde et de Guinée

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des Femmes, la présidente de la Fondation pour le développement de la Femme Guinéenne, Hawa Barry Diallo, également présidente du comité d’organisation de Miss Guinée Amérique du Nord, a écrit un poème pour rendre hommage aux Femmes du Monde en général, et particulièrement aux Femmes de Guinée. Lisez plutôt !

Femme noire, Femme africaine, Femme du monde, Femme de ma terre natale,

Ton courage, ton charisme, ta bravoure et ta tolérance ne seront jamais égalés…

Tu es tout d’abord courue après, tu es adorée pour un petit instant, tu es mariée, tu es amenée à faire des enfants, et avant que tu ne te rendes compte, il t’est demandé de faire plaisir plus qu’on ne te fait plaisir, il t’est demandé de satisfaire, pas juste ton mari, mais toute une communauté, ce qui n’est pas mauvais, si on pouvait t’apprécier à ta juste valeur.

Tu es abusée, tu es mal récompensée pour tes bienfaits, ta patience et ta tolérance font de toi une proie à l’abus. Pire, on s’attend toujours à ce que tu sois celle qui comprenne.

Plus souvent tes amis ne sont pas de vrais amis, mais si tu es chanceuse, tu en trouves une ou deux qui sont prêtes à tout pour toi.

Ton mari te trompe, tu pardonnes et on te traite de faible. Ta belle-famille te manque de respect à tout moment et malgré tout, tu te bats pour continuer à leur faire plaisir bien que tu sois consciente que tes actions ne seront jamais appréciées.

Ta famille te rejette parce qu’elle t’a avertie que cet homme n’était pas le bon pour toi, mais tu ne l’as pas écouté. Comment veut-elle que tu l’écoutes?

Tu étais AMOUREUSE!!! Et oui AMOUREUSE!

Maintenant? Tu n’as juste pas le choix, ou du moins c’est ce que tu crois. Après une trahison de ton mari, tu es divisée entre deux opinions: ceux qui veulent que tu le quittes et ceux qui veulent que tu lui pardonnes avant de te résoudre à écouter ceux-là qui t’ont demandé de pardonner et tu restes.

Tes traditions, tes coutumes et mœurs t’ont appris qu’en tant que Femme, tu dois toujours pardonner et être patiente, tu y as cru et on t’a dit que faire autrement est synonyme de libertinage et de malédictions pour ta progéniture, alors tenant compte de tout ça tu restes, mais tous les jours, tu souffres au plus profond de toi-même.

Devant eux, tu souris, car tu sais que ta douleur est incompréhensible et non mesurable!

Femme noire, Femme africaine, Femme du monde,

Femme de ma terre natale, je te salue et je salue ta bravoure.

Tu ne sais pas jusqu’où tu es brave et, à mes yeux, respectée, parce que forte et tolérante de ce que l’autre ne mérite pas.

Tes enfants te regardent, tu es leur espoir. Tu tiens la maison, tu travailles, tu contribues aux dépenses familiales. Tu es toujours aux petits soins de ton homme, de ta belle famille, de ta famille, de tes amis. Malgré tout, tu es trahie, tu es rejetée des deux côtés et tu es en grande partie mal conseillée par ces mêmes amis qui en réalité te préfèrent malheureuse et soumise que forte et indépendante de leur conseils et soi-disant soutiens!

Je te salue femme de ma terre natale, tu es tout simplement la femme idéale!

La Guinéenne de près et de loin.

Hawa Barry Diallo

Washington le 03/02/2017