Après plusieurs mois de feuilleton judiciaire, l’homme d’affaires, Elhadj Bouna Keita vient de sortir vainqueur dans le verdict rendu, mardi 26 février, par la Cour suprême dans l’affaire de diffamation autour de 1 999 carats de diamants qui l’opposait à l’homme d’affaires, Roda Fawaz.
Dans le délibéré, la plus haute instance judiciaire de Guinée a indiqué ce qui suit : « La Cour statuant publiquement, contradictoirement en matière pénale en la forme reçoit le pourvoi, au fond casse et annule l’arrêt différé et renvoie la cause et les deux parties devant la Cour d’appel de Conakry autrement composé. La Cour suprême ordonne la restitution de la caution au demandeur et mets les frais et dépend à la charge du défendeur ».
Poursuivi pour « diffamation par voie de presse » par Roda Fawaz, Elhadj Bouna Keita avait remporté auparavant le procès au tribunal de première instance de Kaloum.
Mais contre toute attente, les avocats de Roda Fawaz ont interjeté appel à la Cour d’appel de Conakry, où la décision du TPI de Kaloum sera invalidée.
Sûrs de leur victoire, les avocats de la partie civile ont introduit un recours en cassation de l’arrêt de la Cour d’appel auprès de la Cour suprême.
A la Cour suprême, après plusieurs renvois, Elhadj Bouna Keita a de nouveau gagné, ce mardi 26 février, le procès face à Roda Fawaz dont les avocats étaient pourtant optimistes sur la victoire de leur client.
Pour rappel, Elhadj Bouna Kéita s’est retrouvé dans ce feuilleton judiciaire à cause d’une plainte « pour diffamation » au préjudice de Roda Fawaz et de l’ancien président de la transition, le Général Sékouba Konaté autour d’une affaire de 1999 carats de diamant.
Au moment des faits, Elhadj Bouna Kéita a accusé le Général Konaté d’avoir confisqué ses diamants (1 999 carats) pendant qu’il dirigeait la transition et remis à Roda Fawaz, qui a disparu après dans la nature.
Les deux personnes qui rejetaient toutes ces accusations avaient porté plainte contre M. Keita qui sort aujourd’hui vainqueur dans un procès, où il a toujours clamé haut et fort la confiscation de ses diamants issus de l’ex-usine d’Aredor gérée à l’époque par sa société Bouna Batax Mining.
Facély Diawara