Philan Traoré, le conseiller politique du ministre de la l’Administration du territoire et de la décentralisation Bourema Condé, a fait mardi une sortie médiatique dans l’émission GG d’Espace fm, pour tenter de justifier la décision d’annulation de l’élection de l’exécutif communal de Matoto.
SelonM. Traoré, le ministre Bourema Condé a invalidé l’élection à la mairie de Matoto, parce que « la loi l’autorise ».
«Est-ce que la loi peut vous conférer quelque chose et que cette loi ne vous permette pas de prendre vos responsabilités en cas de troubles ? L’article 139 dit que le ministre de l’administration du territoire peut faire reprendre à tout moment le vote dans une collectivité, soutenu par un rapport motivé du superviseur (…) », a soutenu le conseiller politique du ministre de la l’Administration du territoire et de la décentralisation .
Face à l’insistance de leur interlocuteur, les journalistes ont tenté de faire comprendre à Philan Traoré que la décision de son ministre n’a aucun fondement juridique.
MaisPhilan Traoré reste catégorique sur sa position qui est celle de reprendre l’élection à la mairie de Matoto. Il a même dit que si l’UFDG n’est pas d’accord sur ladécision du ministre Bourema Condé, il peut s’opposer à la reprise de l’électionà Matoto.
« Si ce sont eux qui décident, ils n’ont qu’à aller installer le maire », a-t-il martelé, avant d’assener un coup KO au député uninominal de Gaoual.
« S’il n’est d’accord avec la décision du ministre de ministre de la l’Administration du territoire et de la décentralisation, Ousmane Gaoual n’a qu’à prendre ses cailloux pour aller installer Kalémodou Yansané àMatoto », a lancé Philan Traoré.
Le ministère de la l’Administration du territoire et de la décentralisation a organisé samedi dernier, l’installation du conseil exécutif de la commune de Matoto.
A l’issue de l’élection, les deux candidats au poste de maire (Kalémodou yansané et Mamadouba Tos Camara) ont chacun crier à la victoire, emmenant le ministre Bourema Condé a annulé l’élection qui sera reprise selon lui. Une décision que l’UFDG a cétégoriquement rejetée.
Mohamed Sylla