N. Kiridi Bangoura : « Alpha Condé ne peut modifier la constitution sans la volonté du peuple » (vidéo)

Invité lundi 19 novembre, du journal Afrique de France 24, le ministre secrétaire général de la présidence de la République, Kiridi Bangoura a indiqué qu’il n’y a pas en Guinée, une crise politique dans le sens classique du terme, comme le soutiennent certains.

« En Guinée, il n’y a pas une crise politique dans le sens classique du terme. Il n’y a pas un seul cas de décès où il n’y a pas une enquête ouverte par la justice. Il y a trois semaines, le ministre de la Justice en a apporté la preuve évidente devant la presse nationale et internationale. À l’heure où je vous parle, un gendarme est en détention parce que tout simplement il a été vu avec une arme sur le terrain de maintien d’ordre. Il n’a pas utilisé cette arme, c’est parce que tout simplement on l’a vu avec l’arme. Les inspections de système de sécurité fonctionnent avant, pendant et après les manifestations. Avant les manifestations, les policiers assermentés passent dans les véhicules des policiers, fouillent pour qu’ils ne viennent pas avec des armes », a déclaré le le porte-parole de la présidence guinéenne.

Pour expliquer la recrudescence des violences en Guinée, Kiridi Bangoura a accusé l’UFDG de Cellou Dalein Diallo de recourir souvent à la violence pour satisfaire ses revendications.

« Les deux grands partis ont passé des accords au niveau national. Aucun des partis, n’a été satisfait dans l’application au niveau local. Cela est arrivé au RPG Arc-en-ciel à Macenta, mais nous, on n’a pas fait de manifestations violentes. Il n’y a pas eu d’exactions sur les personnes, ni sur leurs biens. Cela est aussi arrivé au troisième parti du pays, l’UFR, à Boké ; il n’y a pas eu de morts d’hommes. Et c’est chaque fois malheureusement que quand cela arrive du côté de l’UFDG, que la violence est systématiquement utilisée », a-t-il déploré, ajoutant que la préoccupation de l’Etat est de « respecter la liberté de manifester, mais aussi assurer la sécurité des personnes et de leurs biens ».

Enfin, parlant d’une éventuelle modification de la Constitution par le président Alpha Condé, dans l’espoir de briguer un troisième mandat, Kiridi Bangoura estime que seul le peuple de Guinée peut décider de modifier ou pas la Constitution.

« Alpha Condé ou n’importe quel autre citoyen ne peut modifier la Constitution sans la volonté du peuple de Guinée. Car, la Constitution est l’affaire du souverain premier qui est le peuple ; légitimement ce peuple peut revoir ses institutions », a précisé M. Bangoura.

Mohamed Sylla