Des jeunes du quartier Manquepas, dans la commune de Kaloum, ont manifesté jeudi pour exiger la reprise normale des cours dans les écoles paralysées par la grève déclenchée par le SLECG.
Pendant leur manifestation, des jeunes ont érigé des barricades dans plusieurs carrefours de la 4e Avenue, paralysant ainsi toute circulation sur cette route très fréquentée.
Dans la foulée, les forces de sécurité sont intervenues pour disperser les manifestants et dégager les barricades sur la chaussée envahie par les ordures et des pneus incendiés.
Dans leur intervention, une bombe lacrymogène lancée par un gendarme est partie s’écraser sur la figure d’une jeune femme, arrêtée au carrefour auprès d’un bar-café jouxtant l’église anglicane de Guinée et la clinique Thermos, dans Manquepas.
Sur place, un reporter de Conakryinfos a constaté le nez fendu de la jeune femme qui ne cessait de perdre du sang au grand dam de ses parents non loin du lieu de l’incident.
Malgré l’intervention des forces de sécurité, un calme précaire règne sur la 4e Avenue à Manquepas et à Sandervalia, où la circulation a repris normalement.
Non loin des deux quartiers, des femmes du marché Niger ont aussi manifesté dans la journée avant d’être dispersée à coup de gaz lacrymogène juste en face du commissariat central. Ces femmes aussi réclamaient la reprise normale des cours dans les écoles. Au départ de leur marche, elles disaient vouloir aller jusqu’au Palais Sekhoutoureyah pour exprimer leur ras-le-bol au président Alpha Condé.
L’école guinéenne est paralysée depuis plus d’un mois par une grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) qui réclame pour les enseignants un salaire de base de 8 millions de francs guinéens.
Mohamed Sylla