Des manifestations d’élèves ont été enregistrées lundi matin dans plusieurs écoles de Conakry et de l’intérieur du pays pour protester contre la paralysie des cours dans le système éducatif guinéen à cause de la grève du SLECG.
A Tombo, dans la commune de Kaloum, des élèves aidés par des jeunes du quartier ont été dispersés par des forces de l’ordre alors qu’ils voulaient ériger des barricades pour empêcher toute circulation à cause de l’absence des enseignants dans les écoles.
Quelques temps après, ces manifestations se sont étendues sur des écoles de la banlieue de Conakry, notamment les écoles publiques de Donka, Kipé et de Bonfi, où des élèves qui avaient répondu à l’appel du Premier ministre ont été sortis des classes par des jets de pierre.
Au lycée Donka, dans la commune de Dixinn, des lycéens ont manifesté pacifiquement pour exiger le retour en classe de leurs professeurs titulaires remplacés par endroit par des enseignants contractuels.
A Labé, en Moyenne Guinée, là aussi, les élèves restés à la maison et ceux venus dans l’intention de suivre les cours, ont organisé une marche de protestation pour demander aux autorités la reprise normale des cours.
Dans leur manifestation, les élèves de Labé ont promis de sortir massivement mercredi 24 octobre pour mettre la pression sur les autorités, afin de reprendre les cours dans les écoles guinéennes paralysées par la grève des enseignants, déclenchée par le SLECG, dirigé par Aboubacar Soumah.
Les manifestations d’élèves dans des écoles de Conakry et de Labé contredisent le communiqué du Premier ministre diffusé dimanche soir sur les antennes des médias publics, où il était clairement dit qu’un dénouement de la crise a été trouvé entre l’ensemble des partenaires sociaux.
L’annonce de ce communiqué avait redonné une lueur d’espoir aux parents d’élèves qui hésitaient à envoyer leurs enfants à l’école à les mettre lundi matin massivement sur le chemin de l’école.
Mais avec les manifestations enregistrées dans les écoles de la capitale et dans certaines villes de l’intérieur du pays, tout porte à croire que la grève du SLECG est loin de connaitre un dénouement avec le gouvernement Kassory Fofana qui a déjà opté pour la fermeté.
Mohamed Sylla