Le réseau des ONG pour le civisme, l’intégrité africaine et la démocratie (ROCIAD) a conféré avec les journalistes ce mardi, 16 octobre à la Maison de la Presse à Conakry, pour susciter les débats autour des réformes de l’Union africaine sur la zone de libre échange (ZLEC).
Dans la foulée, le président du ROCIAD, Abass Diabaté a rappelé le contexte dans lequel cette convention a été initiée et signée par 44 pays sur les 55 Etats qui composent le continent africain, avant de déplorer le silence de certains pays comme la Guinée sur ce débat, contrairement à d’autres qui s’activent à tirer un maximum de profit de ce nouveau instrument.
« Nous sommes dans un contexte de mondialisation qui est caractérisée par une concurrence rude et déloyale entre les Etats et les groupes d’Etats qui a pour objectif de donner à ses citoyens le bien-être et le mieux-être ; autrement dit, assurer une croissance économique. Mais pour atteindre cet objectif, il faudrait que ce groupe d’Etats ait une certaine taille ou poids. C’est donc ce qui a amené l’UA à opérer un ensemble de reformes face à ce nouveau défit avec la zone de libre échange continentale (ZLEC), afin de permettre aux pays africains de quitter le stade de sous-développement », a-t-il rappelé.
« Mais, nous constatons avec beaucoup de regret que le sujet ne fait même pas débat en Guinée, contrairement à d’autres pays qui se préparent déjà pour tirer le maximum de profit à ce nouvel instrument. Malheureusement en Guinée, on n’en parle même pas. Pourtant, la Guinée en tant qu’Etat a déjà signé cette convention ou cet accord depuis le mois de mars dernier », a déploré, le président de ROCIAD Abass Diabaté.
Boubacar Sidy Bah
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