Oumar Tounkara : « Sans négociations autour des 8 millions GNF, la grève sera engagée le 3 octobre »

Après un débat qui a pris plus de 5 heures, le gouvernement et le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), dirigé par Aboubacar Soumah, se sont entendus, vendredi 28 septembre, sur un certain nombre de relatifs aux 8 millions GNF réclamés par les enseignants.

Devant les journaliste, le secrétaire adjoint du SLECG, Oumar Tounkara, a émis des réserves quant à la résolution du premier préalable  en attendant de voir la satisfaction au niveau de chaque point des réclamations formulées par les enseignants autour des accords qui ont  été paraphés  le 13 mars dernier entre le gouvernement et le syndicat en présence des facilitateurs comme le ministre Tibou Camara et le Médiateur national, Mohamed Said Fofana.

Parmi ces préalables, on peut citer, le virement du salaire des nouveaux enseignants engagés à la fonction publique, la non-ingérence de l’administration dans les affaires syndicales, le paiement des 40% aux enseignants admis à faire valoir leurs droits à la retraite en décembre 2017, l’engagement de dix homologues de Kindia, et la prise en charge financière des enseignants qui ont effectué le concours d’intégration à la hiérarchie A, le deuxième certificat.

« Nous avons lancé un avis de grève. Si le couloir de négociations dont on parle autour des 8 millions GNF ne sont pas obtenus voire une proposition concrète, dans ce sens avant le 3 octobre, la grève sera engagée », a martelé, le N°2 du SLECG, Oumar Tounkara.

Il a également invité le gouvernement à prendre des dispositions contre les gens qui ont vandalisé le siège du SLECG sis à Donka. Ils exigent qu’ils soient poursuivis afin de répondre de leurs forfaitures.

Le secrétaire adjoint, Oumar Tounkara a annoncé la ténue, samedi 29 septembre, d’une rencontre au siège du SLECG à l’issue de laquelle sera définie la conduite à tenir pour répondre les requêtes faites par le gouvernement.

Cette rencontre regroupera les représentants du bureau régional technique et les représentants des institutions d’enseignement supérieur de Conakry et des préfectures environnantes (Coyah, Dubreka, Forecariah, Kindia, etc).

De son côté, M. Mounir Camara, conseiller politique chargé du dialogue social et du renfoncement de l’Etat de droit, a annoncé l’ouverture d’un couloir de négociations  concernant les 8 millions à partir du lundi 1er octobre à Conakry.

 

Facely Diawara