L’opposition républicaine a réitéré mardi 7 août, au cours d’une conférence de presse à Conakry, sa détermination de marcher jeudi 9 août sur l’autoroute Fidel Castro pour, dit-il, exiger du gouvernement le respect des engagements issus de l’accord politique du 12 octobre 2016, et la publication des vrais résultats des élections communales du 4 février dernier.
D’entrée de jeu, le président du Bloc libéral (BL), Faya Millimouno a exprimé sa déception vis-à-vis du Premier ministre, Kassory Fofana en qui, selon lui, l’opposition avait placé sa confiance avec sa promesse de résoudre le contentieux relatif au scrutin législatif du 04 février dernier. Avant de donner les raisons de cette marche qui semble « irréversible ».
« Les raisons auxquelles nous appelons le peuple à descendre dans la rue le 9 août, ainsi que les jours suivants, découlent du manque de confiance au Premier ministre qui nous a écrits de vouloir lui accorder une chance au dialogue de prouver de manière prompte des solutions face au problème », a-t-il déclaré.
« Après deux semaines d’attente, aucune avancée avec des mépris avec arrogance dans la manière d’aborder les questions qui nous opposent. C’est pourquoi, l’opposition républicaine ayant constaté avec regret le retard accusé par le gouvernement d’appliquer les accords politiques et du comité qui a sanctionné la rencontre entre le président de la République et le chef de file de l’opposition le 2 avril dernier. Elle dénonce avec force les violations récurrentes de la Constitution et des libertés fondamentales, notamment la non mise en place de la Haute Cours de justice malgré le rappel à l’ordre de la Cour constitutionnelle », a justifié le président du BL, Faya Millimouno.
L’itinéraire de la marche
Selon M. Millimouno, la marche du 9 août partira du rond-point de Yimbaya-Tannerie en passant par l’aéroport de Gbessia, le pont de Kenien et le rond-point de Bellevue jusqu’à l’esplanade du stade du 28 septembre, où sera organisé un meeting devant des milliers de partisans attendus.
Parlant de l’interdiction de cette marche par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bourema Condé, Faya Millimouno a considéré cela comme une confiscation de la Constitution qui autorise les manifestations pacifiques comme moyens de protestation.
Face à cette situation, le président du BL promet une résistance farouche face à l’oppression qui sera conduite par le gouvernement.
«La manifestation ne dépend pas du sentiment d’un ministre »
Quant au chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo a aussi condamné cette décision du gouvernement auquel l’opposition ne compte pas obtempérer, avant ‘inviter les partisans à sortir massivement le 9 août prochain pour défendre leurs droits.
« La manifestation ne dépend pas du sentiment d’un ministre, il ne peut pas non plus l’interdire. Nous n’allons pas accepter ça, parce que c’est une liberté acquise. Alors, il faudra la défendre. Au moins il n’aurait dû nous demander comment assurer la sécurité de la marche en vue que cela se passe dans les conditions les meilleures avec la présence des forces de sécurité eu égard aux précédentes manifestations qui se sont déroulées (…) », a lancé le président de l’UFDG.
Facely Diawara
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