La victime Mariama Kolon s’est retrouvée en pleine brousse dans le quartier Hooré Saala, un quartier périphérique de la ville sur la route Labé-Mali. Selon ses explications, elle a échappé belle à un viol collectif.
Au micro de Conakryinfso, elle revient sur sa mésaventure dans un air
« En compagnie de mes voisines, je rendais visite à malade alitée au quartier Daka. A notre retour, quand on est arrivées au niveau du Carrefour Billaly, j’ai aperçu un jeune que je croyais connaître directement. Je lui ai demandé de m’amener jusqu’à Hoggo M’bouro. Et il a accepté volontiers. Dès lors que je suis montée sur la moto, j’ai perdu connaissance. C’est seulement quand on est arrivée en pleine brousse au niveau de Hooré Saala que j’ai commencé à me retrouver. Quand il m’a fait descendre, j’ai crié au secours, mais il n’y avait personne. C’est ainsi qu’il m’a giflée pour me faire taire. Peu de temps après, deux de ses amis se sont dirigés vers nous à bord d’une moto. A peine descendu, l’un d’entre eux m’a giflée, je suis tombée directement. Ils m’ont attrapée et m’ont blessée au niveau du pied droit. Un d’entre eux a goûté mon sang et il a dit désolé cette femme n’est pas bonne. Ils se sont levés, l’un d’entre eux a demandé qu’ils me violent, mais après concertation, ils se sont convenus de me laisser, mais de me frapper. Une chose qu’ils ont faite avant de s’enfuir. Quelques temps après, je me suis levée pour chercher le chemin du retour. C’est en ce moment que je me suis croisée avec un vieux qui m’a aidée afin que je rentre chez moi après lui avoir expliqué ce qui m’est arrivée. Il m’a fait savoir que j’étais sur la route Labé-Mali. Voilà comment ce kidnapping s’est passé vers 17 heures », a-t-elle raconté.
Selon Mme Mariama Kolon, elle n’a pas été violée, mais elle a été torturée. Mais, elle a appelé à la vigilance des citoyens et demande aux autorités de sécuriser la population.
Ramatoulaye Bah, correspondante régionale à Labé
Tel : 628 88 73 47