Pour M. Camara, la procédure adoptée par les deux grands partis politiques, notamment le RPG Arc-en-ciel et l’UFDG, pourrait avoir de lourdes conséquences. En ce sens que celle-ci qui peut paralyser le fonctionnement des conseils de districts et de quartiers.
« L’article 109 de la Loi électorale a donné, pour un peu d’équilibre, la possibilité aux citoyens pour qu’eux aussi puissent voter pour des personnes qui leur inspirent confiance. Mais aussi pour des personnes qui tiennent parole et qui peuvent leur rendre compte, de manière à ce qu’au bout de 4 ou 5 ans, selon les cas, que les gens puissent sanctionner positivement ou négativement ceux qui auront été élus », enseigne l’universitaire Camara.
Mais au regret, le juriste ajoute que ce qui a est proposé est un mode de désignation d’un genre nouveau. « Ce n’est ni une élection, ni une nomination. Donc, c’est un facteur bloquant qui peut paralyser le fonctionnement des conseils de districts et de quartiers, évalue-t-il.
Sur le point relatif à la CENI, Mohamed Camara estime que les partis d’opposition sont tombés dans leur propre piège, en finissant par accepter ce qu’ils ont toujours renié.
« Je pense qu’ils n’ont pas appris de leurs propres erreurs. Parce qu’ils veulent que la CENI soit une CENI intermédiaire entre une CENI politique et une CENI technique. Je pensais qu’en tirant des enseignements au niveau de la CENI politique, ils allaient reporter carrément tout, pour qu’on ait une CENI technique digne de ce nom. Etant donné qu’ils n’ont pas voulu que ce soit une CENI technique, je pense que le problème n’est pas résolu totalement », conclut le juriste.
Toute chose qui corrobore l’avis de maints observateurs qui soutiennent qu’en Guinée, les problèmes, au lieu d’être résolus une fois toutes, sont déplacés de façon palliative. Et c’est l’éternel recommencement.
Mady Bangoura
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