[dropcap]L[/dropcap]’une des expressions la plus récurrente dans les réclamations de l’opposition républicaine est bien le concept libération de ses ‘‘détenus politiques’’. Une expression qui tonne mal dans l’oreille du ministre d’Etat, ministre de la Justice, Me Cheick Sako. Puisque n’ayant pas sa place dans ce cadre de figure.
« Voyez-vous, quand on parle de prisonniers politiques, je m’inscris en faux. J’entends quelques députés de l’opposition parler de prisonniers politiques. Or, il n’y a pas de prisonniers politiques en Guinée. En tant que ministre de la Justice, je l’affirme. Et je m’explique », annonce d’emblée le garde des Sceaux.
« Un prisonnier politique, enseigne-t-il, c’est quelqu’un qui est poursuivi pour ses convictions politiques. Allez voir la définition dans le Larousse. En revanche, quelqu’un qui est acteur politique, qui est militant politique, qui commet une infraction, un délit grave, qui commet un crime, ce n’est pas un détenu politique ».
Les opposants au régime Condé, s’ils clament cette requête ces derniers temps surtout, c’est bien en référence à l’incarcération des militants du principal parti d’opposition, l’UFDG arrêtés, jugés et incarcérés à Koundara. A ce propos, le ministre Sako indique que ces jeunes de l’UFDG de Koundara ont été jugés à Boké.
« Il y avait 24 personnes, militant toutes au sein de l’UFDG. Après instruction, 18 ont été renvoyées au correctionnel, et 6 au criminel. Parce qu’il y a quand même eu des incendies volontaires. On a brûlé des maisons la nuit quand les gens étaient couchés à leurs domiciles. Et sur 18, il y a eu 2 qui ont été relaxées par le tribunal. 9 ont été condamnées à 5 ans de prison pour défaut, parce qu’elles ont fui. Il est resté 7 qui ont été condamnées à 18 mois de prison ferme à Boké. Sur les 7, il y a eu un détenu qui a été hospitalisé. Et un autre, mineur, confié à une ONG. Donc, il reste présentement 5 personnes qui sont en train de purger leur peine », coupe court Cheick Sako.
Mady Bangoura
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