« Suite à nos différentes rencontres tenues au ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation du 22 juillet au 24 août relatives à la relance du dialogue inter-guinéen. J’ai l’honneur de vous convier à la reprise de nos travaux concertés au Novotel-Kaloum le jeudi 22 septembre 2016, à 10H », lit-on entre autres.
Le communiqué du ministre le général Boureima Condé précise que cette invitation est faite à l’endroit des partis politiques signataires de l’Accord du 22 août 2015. Sont également invités, les représentants de la Société civile, ainsi que les partenaires internationaux.
L’opposition perplexe
L’opposition républicaine avait déjà déclaré qu’aucun obstacle ne l’empêcherait de prendre part au dialogue politique inter-guinéen pour la relance duquel elle a d’ailleurs fait plusieurs manifestations. Mais, toujours est-il qu’elle est perplexe face à la place que va occuper l’Union des forces républicaines dans ce dialogue. Puisqu’estimant le parti de l’ancien Premier ministre Sidya Touré doit être du côté de la mouvance présidentielle. Reste à savoir si l’UFR va-t-elle lui gober cela.
Les préalables de l’opposition
L’opposition était réunie au QG de l’Union des forces démocratiques de Guinée. Entre autres sujets abordés, sa participation à ce dialogue.
A la sortie de cette rencontre tenue dans l’après-midi de ce mardi 20 septembre au QG de l’Union des forces démocratiques de Guinée, les leaders de l’opposition républicaine se sont mis d’accord quant à leur participation à cette concertation. Non sans évoquer les préalables qu’il faudrait remplir.
« Nous tenons à ce que le cadre du dialogue soit composé comme suit : d’un côté, l’opposition la vraie, de l’autre, la mouvance présidentielle composée du gouvernement, du RPG et des partis qui lui sont alliés, avec un présidium dirigé par une personnalité consensuelle, reconnue pour ses qualités de médiateur neutre et impartiale, assistée de deux facilitateurs qui seraient désignés par chacune des deux parties. Il ne faudrait pas que le dialogue soit mailloté ou soit parasité par certaines entités qui viendraient semer certaines au cours de ce dialogue », a indiqué Aboubacar Sylla.
Les points qui seront abordés au cours de ce dialogue
Dans son agenda, l’opposition républicaine énumère six points qu’elle compte discuter avec le camp d’enfance. Au nombre de ceux-ci, figure en bonne place la tenue des élections communales. Le deuxième point de l’ordre du jour sera axé sur les élections communales. A ce niveau, le porte-parole des opposants dit avoir déploré que la CENI se soit « frénétiquement engagé déjà dans la mise en œuvre d’un chronogramme qui, normalement, aurait dû faire l’objet de débat au niveau de ce cadre de dialogue, de manière à ce qu’il y ait une position consensuelle en ce qui concerne non seulement la nature des élections à organiser. Mais également, la date de ces élections communales, recommandant à ce que la CENI gèle pour le moment ses activités, comme on l’avait fait en 2013. Car, il ne sert à rien d’aller à un dialogue pour discuter d’une question qui est en train d’évoluer perpétuellement avec la mise en œuvre d’un chronogramme qui n’est pas consensuel par la CENI », dénonce le président de l’UFC.
Autres point de l’ordre du jour, c’est la mise en place de la Haute cour de justice et le fonctionnement de l’Assemblée nationale et d’autres institutions constitutionnelles. A ceux-là s’ajoutent la baisse du prix des produits pétroliers à la pompe et la libération des détenus politiques.
Désaccord des opposants avec la CENI
Récemment, l’organe de gestion des élections a retenu la date du 18 décembre pour la tenue des élections communales, repoussant ainsi les locales aux calendes grecs. Un découplage de la CENI que désapprouve l’opposition.
« Nous ne sommes pas d’accord que l’on se limite aux élections communales. L’accord du 20 août 2015 stipule l’organisation des élections communales et locales. Donc, c’est le couplage de ces élections qui y est prévu. La CENI a décidé de les découpler sans avoir le quitus de la classe politique, sans avoir le quitus de ceux qui ont signé cet accord ».
Reste à savoir si les leaders des partis membres de l’opposition républicaine réussiront à extirper l’UFR de la liste des partis se réclamant de l’opposition plurielle et non de l’opposition républicaine telle que constituée.
Mady Bangoura
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