Alirio de Oliveira Ramos : « Les guinéens méritent le respect de toutes les sociétés commerciales du monde »

Conscient des défis auxquels il est confronté, et dans le cadre du perfectionnement de ses institutions démocratiques, le peuple brésilien a installé le 31 août dernier M. Michel Temer dans ses nouvelles fonctions de président de la République, en présence des membres du Congrès national. Ce, au terme de la décision du Sénat fédéral qui a décrété la destitution de la présidente Dilma Rousseff, par 61 voix pour, 20 voix contre et aucune abstention.

Le nouvel homme fort – qui était jusque-là le vice-président –, est donc désigné pour un mandat qui s’étend de sa date d’installation au pouvoir au 31 décembre 2018. Cela, conformément à la Constitution qui lui confère la légitimité d’assumer le poste vacant de président de la République jusqu’à la fin du mandat pour lequel il a été élu.

Une avancée institutionnelle hautement salutaire de laquelle le diplomate brésilien en poste à Conakry veut bien que les guinéens s’inspirent. Non sans énumérer quelques acquis qui devraient caractériser cette avancée.

« … Je conclus avec les bons vœux de tous les brésiliens pour que les guinéens puissent aussi avancer dans le processus d’institutionnalisation de l’État guinéen, démocratique, de droit, où l’appartenance ethnique ne soit rappelée qu’à l’occasion des festivités folkloriques, et ne soit plus utilisée comme un prétexte pour des clivages, comme un argument fallacieux pour des disputes électorales », a formulé SE Alirio de Oliveira Ramos à l’occasion de la commémoration du 194e anniversaire de l’accession de son pays à la souveraineté nationale.

Rappelant les vertus qu’il retient du guinéen, le diplomate brésilien, qui doit faire valoir ses droits à la retraite à la mi-décembre, a indiqué que celui-ci est le plus adorable au monde.

« Le peuple guinéen est paisible.  Les guinéens sont accueillants, chaleureux, musicaux, entrepreneurs, créatifs, performants, et méritent le respect de tous les pays – et de toutes les sociétés commerciales – du monde, d’abord le respect, avant même la disposition de coopérer », a-t-il indiqué avant de réitérer la confiance de son pays en que les intérêts personnels des cadres politiques, ou partagés des partisans politiques, ne prévaudront plus en Guinée sur ceux de l’universalité des guinéens.

Tels sont les propos de celui dont le pays a été sevré – à tort ou à raison – de colossaux projets, notamment à travers la réalisation de la ligne ferroviaire qui allait traverser la Guinée pour se transporter dans d’autres pays, à travers l’entreprise ZAGOPE. Il convient également de citer la société minière VALE qui avait commencé d’opérer au sud-est du pays.

Mady Bangoura

00224 664 29 48 51

Conakryinfos.com