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Crise au SLECG : Le camp Aboubacar Soumah suspend à son tour Louis M’Bemba et son groupe

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A quelques heures du congrès du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), la cacophonie continue de régner au sein de ce mouvement syndical.

Jeudi, au terme d’une réunion tenue au siège du SLECG à Donka, le groupe d’Aboubacar Soumah a rendu public un acte suspendant du SLECG, le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), Louis M’bemba Soumah et son groupe.

A en croire le syndicaliste Aboubacar Soumah, la décision de suspendre Louis M’bemba Soumah et son groupe est une décision de la base qui, selon lui, ne doivent plus parler au nom du syndicat des enseignants de Guinée.

« La base a décidé de suspendre du SLECG Louis M’Bemba et son groupe. Ces gens-là ne parleront plus au nom de cette entité. Ils doivent savoir qu’en matière de syndicalisme, c’est la représentativité qui compte », a déclaré M. Soumah au sortir de la réunion tenue jeudi au siège du SLECG à Donka.

Le camp d’Aboubacar Soumah soupçonne Louis M’bemba Soumah de rouler pour le pouvoir en refusant de défendre les intérêts des enseignants.

« La base a estimé que Louis M’Bemba Soumah n’est pas avec elle. C’est pourquoi elle a pris cette décision à l’issue d’une réunion, car c’est la base qui décide de tout. Tous les enseignants de Guinée sont déterminés à défendre leurs droits confisqués par un pouvoir qui n’a pas pitié de ses travailleurs, et surtout des enseignants qui ont la noble tâche de former les élites qui constituent les ressources humaines capables de développer notre pays », a-t-il martelé en compagnie d’une foule compacte de partisans.

Mardi 09 janvier dernier, à travers une décision du bureau exécutif, les principaux meneurs de la grève qui avait secoué, pendant des semaines, le système éducatif guinéen ont été exclus du SLECG.

Il s’agissait d’Aboubacar Soumah, et trois de ses collègues, notamment Abdoulaye Portos Diallo, Ibrahima Baniré Kindia Diallo et Oumar Kindia Tounkara.

Une sanction dont la réplique survenue ce jeudi enfonce davantage le SLECG dans la crise qui risque de perdurer à quelques jours de la reprise de la grève générale annoncée par le camp du syndicaliste Aboubacar Soumah.

 

 

Mohamed Sylla

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