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Liberté de la presse : la Guinée perd 8 places dans le classement 2026 de RSF

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La Guinée enregistre une nouvelle contre-performance en matière de liberté de la presse.

Dans son classement mondial 2026 publié ce jeudi par Reporters sans frontières, le pays recule de huit places et se positionne désormais au 111e rang sur 180 États, avec un score de 48,45.

Ce nouveau recul s’inscrit dans une tendance préoccupante observée ces dernières années.

En 2025, la Guinée occupait la 103e place avec 52,53 points, contre la 78e position en 2024 (59,97 points).

En l’espace de trois ans, le pays a ainsi perdu 33 rangs, traduisant une détérioration progressive du climat médiatique.

D’après RSF, cette évolution résulte notamment d’une accumulation de contraintes pesant sur les professionnels de l’information.

Fermetures de médias, sanctions visant des journalistes critiques et pressions économiques accrues sur les organes de presse contribuent à fragiliser le secteur et à restreindre les marges de manœuvre des rédactions.

Le rapport souligne également le décrochage de la Guinée par rapport à plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine. Elle se classe désormais derrière le Ghana (39e), la Gambie (46e), la Côte d’Ivoire (54e), le Liberia (58e), la Mauritanie (61e), le Sénégal (78e) et la Sierra Leone (79e), considérés comme offrant un environnement plus favorable à l’exercice du journalisme.

L’organisation internationale met en cause les autorités issues du coup d’État de septembre 2021, estimant que les engagements en faveur de la liberté de la presse n’ont pas été respectés.

Elle évoque un durcissement du climat médiatique, marqué notamment par des actes de censure et des atteintes visant des journalistes, dans un contexte consolidé après l’élection du président Mamadi Doumbouya fin 2025.

La baisse du classement s’accompagne également d’un changement de catégorie dans l’évaluation de RSF.

La Guinée est désormais classée parmi les pays où la situation de la presse est jugée « difficile », alors qu’elle était auparavant considérée comme « problématique ».

Ce déclassement traduit un affaiblissement des garanties liées à la liberté d’informer et un environnement de travail de plus en plus contraignant pour les journalistes.

Dans un contexte déjà fragile, cette évolution continue d’alimenter les inquiétudes quant à l’avenir du pluralisme et à la capacité des médias guinéens à exercer leur mission en toute indépendance.

Kadiatou N’Diaye

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