Après les menaces du président Alpha Condé contre les médias qui donneront désormais au syndicaliste Aboubacar Soumah, l’heure est à l’exécution de ces menaces qui inquiètent de porter un coup dur à la démocratie en Guinée. Et pour cause !
Dans la journée de lundi 27 novembre, les signaux de deux radios privées ont été brouillés par l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) en application des décisions du chef de l’Etat concernant les radios qui donneront la parole au syndicaliste Soumah, considéré comme « un dissident ».
Il s’agit de Beta FM émettant à Labé et Gangan FM basée à Conakry.
Ces deux radios ont diffusé lundi sur leurs antennes, des entretiens du syndicaliste à la base de la grève qui paralyse depuis plus de dix le système éducatif guinéen avec l’absence des et enseignants dans les écoles de la capitale et certaines préfectures de l’intérieur du pays.
Aujourd’hui, une frange importante des professionnels de médias guinéens a décidé de s’opposer farouchement à toute tentative de ballonnement de la presse par des pratiques anticonstitutionnelles.
A l’allure où les menaces contre la presse prennent une allure inquiétante, la Guinée risque fort d’exposer les élèves à une année blanche et de créer une atmosphère d’instabilité aux conséquences imprévisibles.
A qui le tour après la fermeture des radios Beta FM à Labé et Gangan FM à Conakry ?
Mohamed Sylla
