Le ministre de l’Education nationale, Ibrahima Kalil Konaté alias K² a annoncé lundi soir, en direct de la télévision nationale, le viol d’une jeune élève par son instituteur qui a profité de la grève des enseignants pour abuser la jeune fille.
Plus loin, le ministre a dévoilé l’identité et la filiation de cette mineure victime de viol dont les camarades l’ont vite reconnue de par son nom. Une déclaration qui a indigné le monde de la presse qui a dénoncé la violation de la déontologie du métier par la télévision nationale.
Mardi soir, la Haute autorité de la communication (HAC) a publié un communiqué pour dénoncer les propos du ministre de l’Education nationale de violation de la dignité de la personne humaine et de la sacralité de l’homme, faisant référence à l’article 119 de loi organique L/2010/002 du CNT du 22 juin 2010 portant liberté de la presse.
Face à ce dérapage, la HAC a condamné les propos outrageants du ministre de l’Education nationale, avant d’adresser un avertissement à la RTG Koloma pour avoir relayé les propos outrageants du ministre, conformément à l’article 40 de la loi organique L/2010/002 du CNT du 22 juin 2010 et suivant.
Les propos du ministre de l’Education nationale ont été tenus en marge de la grève des enseignants qui paralyse actuellement le système éducatif par la fermeture des écoles dans la capitale guinéenne.
Mohamed Sylla
