Affaire Ecobank à la CRIEF : deux huissiers condamnés avec sursis, une avocate écope de trois ans ferme

La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a condamné, mercredi 4 novembre 2026, deux huissiers de justice à deux ans de prison avec sursis et une amende de 30 millions de francs guinéens chacun. Une avocate, jugée par défaut dans la même affaire, a écopé de trois ans d’emprisonnement ferme et d’un mandat d’arrêt.

Le verdict est tombé dans le dossier opposant le parquet spécial à Me Sory Daouda Camara, Me Mandjou Sangaré et Me Halimé Saad Chaloub, poursuivis à la suite d’une plainte d’Ecobank Guinée.

Les trois prévenus étaient renvoyés devant la juridiction pour des faits présumés d’escroquerie au jugement, de faux et usage de faux en écritures publiques et authentiques, d’usurpation de titre et de fonctions, ainsi que de complicité.

À l’issue de son délibéré, la chambre de jugement a déclaré les deux huissiers coupables d’usurpation de titre et de fonctions ainsi que de complicité. Elle les a condamnés chacun à deux ans d’emprisonnement assortis du sursis et à une amende de 30 millions de francs guinéens.

De son côté, Me Halimé Saad Chaloub, absente du territoire national et jugée par défaut, a été reconnue coupable d’escroquerie au jugement. La cour lui a infligé trois ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 50 millions de francs guinéens. Un mandat d’arrêt a également été décerné contre elle.

Au volet civil, les trois prévenus ont été condamnés solidairement à verser à Ecobank Guinée la somme de 1 milliard 5 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Pour rappel, Me Sory Daouda Camara et Me Mandjou Sangaré étaient placés sous mandat de dépôt depuis le 29 septembre dernier, dans le cadre de cette procédure.

Ce verdict marque une nouvelle étape dans ce dossier judiciaire impliquant des auxiliaires de justice et une avocate.

Au-delà des sanctions prononcées, cette affaire remet en lumière les exigences de probité et de rigueur qui s’imposent aux professionnels chargés de garantir la sécurité des procédures judiciaires et la protection des droits des justiciables.

Mariama Conté