Plusieurs équipements techniques de la Radiotélévision Guinéenne (RTG2), dont quatre caméras numériques, ont été emportés par des individus non identifiés lors d’un cambriolage survenu dans la nuit de lundi à mardi dans les locaux de la chaîne publique, a-t-on appris mardi auprès d’un responsable technique.
Selon les premières informations recueillies sur place, les auteurs du vol ont d’abord forcé la porte de la régie avant de briser une baie vitrée pour accéder au grand plateau. Ils ont ensuite emporté plusieurs équipements destinés à la production et à la diffusion des émissions.
Oumar Touré, connu sous le surnom d’« Oumar le Bon », responsable technique de la RTG2, a indiqué avoir été alerté à son domicile par Sékou Oumar Dabo, responsable du matériel. À son arrivée, il a constaté les traces d’effraction dans la régie ainsi que les dégâts causés à la baie vitrée donnant accès au plateau.
Le matériel dérobé comprend notamment quatre caméras numériques, douze microphones sans fil (HF), un mélangeur vidéo, la commande des caméras robotisées ainsi qu’une mallette contenant du matériel technique. Une console, qui aurait également été visée, a été retrouvée dans le couloir, les auteurs n’ayant vraisemblablement pas eu le temps de l’emporter.
Ce cambriolage intervient dans un contexte où les locaux de la RTG2 restent généralement inoccupés pendant une partie de la nuit. Après le journal de 20 heures, les équipes techniques programment les émissions enregistrées au cours de la journée afin d’assurer la continuité de la diffusion nocturne. Les clés des installations sont ensuite déposées au poste de gendarmerie situé à proximité, habituellement entre 20 h 30 et 21 heures.
Les circonstances exactes de l’intrusion restent à déterminer, notamment le moment où les individus ont réussi à accéder aux installations et les conditions dans lesquelles ils ont pu emporter les équipements.
Au moment de la publication, des éléments de la gendarmerie étaient présents sur les lieux pour effectuer les premiers constats. Une enquête a été engagée afin d’établir les circonstances du cambriolage, d’identifier les auteurs et de retrouver le matériel dérobé.
Au-delà des pertes matérielles, cet incident remet au premier plan la question de la sécurisation des infrastructures des médias publics. La protection des locaux, des équipements de production et des installations techniques est indispensable à la continuité du service public audiovisuel, dont le fonctionnement ne saurait être durablement compromis par de telles défaillances de sécurité.
Fatoumata Sylla