L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec la Direction nationale de l’enfance et de la famille (DNEF), a ouvert mardi à Kindia un atelier de présentation et de validation du répertoire des acteurs communautaires de la protection de l’enfance et des familles d’accueil.
La rencontre, organisée avec le soutien financier du ministère italien des Affaires étrangères, à travers l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), réunit une cinquantaine de participants issus des structures intervenant dans la protection de l’enfance en Guinée.
L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet PROKIDS, qui vise à promouvoir l’inclusion socio-économique des enfants et des familles en situation de mobilité.
Il entend notamment contribuer à réduire les obstacles à l’accès à l’éducation, à la formation professionnelle et aux services d’accompagnement, afin de favoriser des perspectives durables pour les personnes vulnérables.
Ouvrant les travaux, le directeur national de l’Enfance et de la Famille, Akoï Guilavogui, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective en faveur des droits de l’enfant.
« La question de l’enfance est une responsabilité collective. C’est à la fois la responsabilité de l’État au niveau institutionnel, celle des communautés et des parents, mais aussi de tous ceux qui accompagnent l’État », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à ConakryInfos.com.
Selon lui, le répertoire permettra de renforcer les mécanismes d’accueil alternatif, notamment les familles d’accueil et les centres d’accueil temporaire, tout en contribuant à la prévention des abus, des violences, du viol, du mariage d’enfants et des autres formes de maltraitance.
Le responsable a également souligné l’importance de l’implication des acteurs communautaires dans les programmes liés à la préscolarisation, à la vaccination ainsi qu’à la santé infantile et maternelle.
De son côté, Boubacey, chargé des politiques à l’OIM-Guinée, a expliqué que le répertoire avait été élaboré avec l’appui d’un consultant, dans le cadre de l’accompagnement technique apporté au gouvernement guinéen.
« La validation de ce document permettra d’avoir une vision claire des acteurs, de leurs responsabilités et de leur présence dans les différentes régions. Elle favorisera également le travail en synergie entre les structures de protection de l’enfance en Guinée », a-t-il indiqué.
À terme, le répertoire devrait faciliter l’identification des intervenants, améliorer la coordination des actions et renforcer les dispositifs de prise en charge des enfants vulnérables et des familles d’accueil.
Au-delà de la validation d’un document, la rencontre de Kindia rappelle que la protection de l’enfance ne peut reposer sur les seules institutions : elle exige une coordination permanente entre l’État, les communautés, les familles et les partenaires.
Rachid Camara depuis Kindia