Fonction publique : la Guinée instaure une procédure mensuelle pour les départs à la retraite

Le ministère guinéen de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a annoncé la mise en place d’une nouvelle procédure pour organiser de manière régulière et mensuelle les départs à la retraite des fonctionnaires.

Selon un communiqué publié lundi 14 septembre, tout agent ayant atteint la limite d’âge statutaire correspondant à son corps, son cadre ou sa hiérarchie sera désormais admis à faire valoir ses droits à la retraite à la fin du mois au cours duquel il atteint cette limite.

Cette limite d’âge est fixée, selon les textes applicables aux différentes catégories de fonctionnaires, à 60, 65 ou 70 ans.

Les agents concernés seront pris en compte dans le processus d’admission à la retraite dès qu’ils atteindront l’âge statutaire prévu.

Le ministère procédera ainsi chaque mois à l’établissement des arrêtés portant admission à faire valoir les droits à la retraite des fonctionnaires concernés.

Cette nouvelle procédure s’inscrit, selon le département, dans le cadre de la modernisation de la gestion des ressources humaines de l’État. Elle doit permettre une meilleure anticipation des départs, une gestion plus prévisible et transparente des effectifs ainsi qu’une réduction de l’accumulation des dossiers d’agents ayant atteint la limite d’âge.

Le ministre Faya François Bourouno invite les fonctionnaires à prendre les dispositions nécessaires pour anticiper leur départ en fonction de la limite d’âge applicable à leur situation administrative.

Les services compétents sont également chargés de veiller à l’application régulière de cette procédure, dans le respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur.

La mise à la retraite des agents publics repose habituellement sur la vérification de leur situation administrative et de la limite d’âge prévue par leur statut, avant l’établissement des actes administratifs correspondants.

Avec cette nouvelle organisation mensuelle, le ministère entend surtout rendre le processus plus systématique et éviter que des dossiers ne s’accumulent une fois l’âge statutaire atteint.

Mohamed Sylla