Après trois semaines d’absence au pays, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo a présidé samedi, l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, où il a fustigé la volonté du président Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir à la fin de son second mandat. Ce qui, selon lui, est un parjure à la constitution qui pourrait tourner en faveur de l’opposition qui pourrait demander son départ du pouvoir.
« Aujourd’hui, assoiffé du pouvoir, M. Alpha Condé veut s’octroyer une présidence à vie. Le monsieur veut commettre le parjure. Mais ce parjure est un atout pour nous, parce qu’il nous donne la légitimité de demander son départ avant la fin de son deuxième mandat », a déclaré Cellou Dalein Diallo devant ses militants fortement mobilisés.
Face à cette volonté du président Condé de rester au pouvoir au-delà de son deuxième mandat, Cellou Dalein Diallo a annoncé la reprise prochaine des manifestations pour défendre la constitution contre toute idée de modification.
« Il faut que vous soyez près, car nous avons beaucoup de défis. Les manifestations doivent reprendre, c’est un droit constitutionnel. Il n’est pas question de renoncer à notre constitution dans ses dispositions relatives à la liberté de revendiquer ou de manifester sur les voies publiques », a-t-il lancé à ses militants.
« Donc soyez près ! Nous allons lancer le mot d’ordre lorsqu’on aura fini de préparer les manifestations contre le troisième mandat. Ces manifestations seront organisées pour demander l’installation des chefs de quartier et de district, mais aussi pour l’organisation des élections régionales », a a-t-il justifié.
Pour réussir ces manifestations de rue, Cellou Dalein Diallo a interpelé les forces de sécurité sur leur devoir de défendre la paix, la constitution et tout ce qui est susceptible de déstabiliser le peuple à l’image des pays tels le Soudan, l’Algérie et le Burkina Faso.
« C’est un devoir impérieux. Il faut que les agents des forces de sécurité faut soient des patriotes aguerris avec la capacité de discernement que la situation exige pour savoir de quel côté est la vérité, de quel côté se trouve le droit. Ce sont des citoyens à part entière et nul n’est obligé à exécuter un ordre illégal », a lancé le chef de file de l’opposition guinéenne.
Boubacar Sidy Bah
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