La grève générale des syndicalistes continue de paralyser la Guinée à sa 4e journée

[dropcap]A[/dropcap] sa quatrième journée, la grève générale déclenchée par les principales centrales syndicales (CNTG et USTG) continue de paralyser les activités économiques sur toute l’étendue du territoire national.

Jeudi, des échauffourées ont éclaté dans plusieurs endroits de la capitale, obligeant parfois les forces de sécurité à faire usage de gaz lacrymogène pour disperser des groupuscules de jeunes qui ont érigé des barricades dans certains quartiers de Conakry.

Sur l’axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa, la circulation a été perturbée par des jeunes jetant ça et là des pierres sur tout engins roulant et sur les agents des forces de l’ordre déployés dans la zone.

Si la grève a été observée par une grande majorité des travailleurs des secteurs public, mixte et privé, force est de constater que nombreux transporteurs (des taxis) sont massivement sortis jeudi pour travailler au grand dam des syndicalistes.

Pour réagir contre les comportements de certains chauffeurs de taxis, les responsables du syndicat des transporteurs sont dans la rue dans certains carrefours pour interdire la circulation à tout transporteur. Nombreux sont aussi des automobilistes vaquant tranquillement à leurs occupations à se retrouvés pris entre deux feux dans les barricades érigées par des syndicalistes.

Dans la haute banlieue de Conakry, le train minéralier de la CBK a été bloqué par de jeunes manifestants qui auraient arracher des câbles de liaisons de wagon. Un acte que la direction de la CBK a qualifié de sabotage.

Déclenchée lundi dernier sans compromis avec le gouvernement, les syndicalistes maintiennent la pression en réclamant une baisse des prix du carburant et une augmentation de la grille salariale.

Dans les négociations, le gouvernement a dit qu’il est prêt à diminuer les prix du carburant à la pompe après 45 jours.

Une proposition que les syndicalistes ont rejeté, déclarant que l’Etat guinéen refuse délibérément de diminuer les prix du carburant à la pompe, contrairement aux autres pays (Libéria et Sierra Leone) aussi frappés par l’épidémie à virus Ebola, mais qui ont tout de même accepté de réduire, à deux reprises, le prix du carburant à la pompe après la chute des cours du pétrole sur les marchés internationaux.

Mohamed Sylla

Conakryinfos.com