Ousmane Kaba joue-t-il « les pyromanes » dans la grogne dans les universités privées ?

[dropcap]A [/dropcap]compter du 30 janvier, les universités privées menacent de fermer pour s’insurger ainsi contre « le non-paiement de leurs redevances » par l’Etat guinéen, pour le compte des boursiers affectés dans ces institutions. Dr Ousmane Kaba, fondateur du complexe scolaire et universitaire Kofi Annan, jouerait les « pyromanes », dans cette grogne.

Les universités qui absorbent des milliers d’étudiants boursiers, tous les ans, bénéficiaient jusque là de paiements de la part de l’Etat guinéen, qui faute d’infrastructures suffisantes dans les universités publiques fait recours à elles. Ces universités privées avaient, il faut le reconnaître, trouver une aubaine dans ces boursiers de l’Etat, dont l’affectation leur permet de gagner de gros sous.

Le président Alpha Condé en personne a eu à dénoncer le foisonnement des universités privées, dont la formation dans certaines de ces institutions laissait à désirer, selon lui. Il a profité de cette occasion pour appeler à remettre de l’ordre dans le secteur.

Mais en attendant, ces écoles ont droit de cité, puisqu’elles continuent d’accueillir des étudiants boursiers de l’Etat. Et c’est pour réclamer le paiement des redevances pour la dernière année universitaire, que cette grogne est annoncée.

Un moyen qui viserait sans doute à faire plier le gouvernement. Même si pour le moment les autorités guinéennes ne se sont pas prononcées sur cette menace de fermeture des universités privées. D’après nos informations, c’est le Dr Ousmane Kaba qui serait en première ligne dans cette revendication, qui pourrait prendre un caractère musclé. Le fondateur de Kofi Annan en aurait gros sur le cœur, avec cette histoire de plateforme djoliba, initiée par les autorités de l’éducation, qui l’aurait privé de milliers d’étudiants pour l’année universitaire 2015-2016. Ce serait l’occasion pour lui de prendre sa « revanche » sur le gouvernement, en appelant à la fermeture des universités privées. Ce qui pourrait sans doute provoquer un mécontentement chez les étudiants, qui pourraient prendre la rue.
Alpha Condé qui semble avoir une peur bleue de la jeunesse, va certainement ordonner à son gouvernement de régler la note, avant le samedi, date indiquée pour le débrayage.

 

 

 

 

In L’Indépendant