[dropcap]L[/dropcap]es acteurs politiques guinéens ont enfin signé jeudi 20 août au Palais du Peuple à Conakry, l’accord de sortie de crise pour l’organisation des élections libres et transparentes.
La signature de cet accord va sans nul doute satisfaire les dernières revendications de l’opposition qui se focalisaient sur la recomposition de la CENI et la restructuration des délégations spéciales.
Ainsi, toutes les parties ont convenu du remplacement des deux commissaires décédés par des représentants de l’opposition, l’audit du fichier électorale sous la supervision des instituions internationales, notamment l’ONU, l’OIF et la CEDEAO. Et les 128 communes sur 342, dont 38 rurales et 90 urbaines, seront recomposées au prorata des résultats obtenus par chaque parti politique lors des législatives de 2013, pour remplacer les 28 délégations spéciales installées par le régime Condé et les autres élus locaux dont les mandats avaient expiré en 2010.
Elles se sont aussi entendues sur la recomposition des 38 communes urbaines et les 90 rurales les plus peuplées de la Guinée, etc.
La satisfaction de ces revendications va également permettre à l’opposition de renoncer à des manifestations de rue qu’elle projetait à Conakry et à l’intérieur du pays pour la création des conditions propices à l’organisation des élections libres et transparentes en Guinée.
Les Guinéens se rendront aux urnes le dimanche 11 octobre prochain pour élire ou reélire le président de la République.
Mercredi, le président Alpha Condé a déposé ses de candidature à la Cour constitutionnelle et payer sa caution de 800 millions de francs guinéens que doit verser chaque candidat.
Le candidat du RPG-Arc-en-ciel s’est également fait consulter par le collège des médecins pour vérifier son état de santé comme l’exige la loi.
Mohamed Sylla
Conakryinfos.com