L’Hôpital régional de Boké fui par les patients

[dropcap]D[/dropcap]epuis que l’épidémie d’Ebola a été signalée dans la préfecture, l’Hôpital régional de Boké est de plus en plus désert. Le premier cas ayant été découvert dans l’enceinte de l’établissement sanitaire, les patients auparavant très  nombreux n’ont plus de courage pour y se faire soigner. Cette situation joue énormément sur les recettes.

« Nous allumons le groupe électrogène, il y a de l’eau de javel et puis nous payons des contractuels qui travaillent avec nous mais nous n’avons pas de recettes, les patients ne viennent plus vers nous », informe sur des médias locaux NFansoumane Soumah, le directeur adjoint de l’hôpital régional.

Mais comment tout ceci est parti ? certains agents de santé sont pris pour responsables. Ils seraient eux-mêmes à la base des désinformations qui apeurent les malades qui ne souhaitent pas être pris en charge par un service de lutte contre l’épidémie d’Ebola.

« Certains de nos collègues ne respectent  pas le secret médical. Ils diffusent de mauvaises informations sur Ebola et quand les citoyens sont mal informés ils prennent des distances par rapport au centre hospitalier », dit Dr Soumah.

Le médecin précise l’importance de choisir un établissement sanitaire pour se faire soigner. « Toutes les maladies doivent se soigner à l’hôpital », a-t-il indiqué en termes de sensibilisation à l’endroit de la population de Boké.

La région a enregistré selon des chiffres de la coordination nationale de lutte contre Ebola 15 morts d’Ebola. L’Hôpital régional de Boké n’est d’ailleurs  le seul connaître une telle situation. En 2014, les citoyens prenaient aussi leur distance par rapport au  CHU Donka.

 

 

Jacques Lewa

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