[dropcap]L[/dropcap]e dialogue politique inter-guinéen s’est ouvert jeudi 18 juin à Conakry. Il est destiné à permettre aux acteurs de trouver un consensus autour des conditions d’organisation des élections. Les acteurs politiques ne sont pas d’accord sur le chronogramme fixé par la Commission Electorale Nationale Indépendante qui place la présidentielle avant les communales.
Cette rencontre longtemps attendue par les guinéens connaît la participation de tous les acteurs concernés.
Les acteurs se sont concertés durant 4 bonnes heures dans la salle des actes du palais du peuple. Pendant ce temps, une cinquantaine de journalistes attendaient dehors.
Au sortir de la salle le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla nous a confié ceci, « sur la rencontre d’aujourd’hui pour le moment les choses se passent plus ou moins bien même si les discussions sont parfois très houleuses, nous espérons évacuer rapidement cette question pré judicielle pour qu’en fin nous puissions nous penché sur l’essentiel (examiné les questions liées à la CENI, au fichier électoral, au calendrier électoral, aux questions des communales et aux délégations électorales) ».
Plus loin, M. Sylla affirme que le chronogramme présidentiel ne pose pas de problème car il est conforme à la loi. Plutôt c’est ce lui des élections communales qui viole la constitution, le code électoral et les textes internationaux ratifiés par la Guinée qui pose des problèmes.
Et il précise que c’est ce chronogramme qui est à la base de toutes les manifestations organisées par l’opposition.
De son côté le président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel, Ahmadou Damaro Camara a indiqué qu’il y a eu des points d’achoppement lors de la rencontre mais ils ont planché sur l’établissement d’un ordre du jour pour les prochains jours, mais très malheureusement il y a point préjudiciel qui a été avancé comme préalable par l’opposition pour rester au dialogue qui est l’annulation du chronogramme en sa partie élection communale et communautaire.
« On a tout simplement dit qu’on n’a pas le pouvoir de demandé à une institution républicaine d’annuler un chronogramme qu’elle a déjà établie, car il n’est pas de notre ressort d’annuler et ce n’est pas à nous de demander à la CENI d’annuler » a expliqué M. Damaro Camara.
Ensuite, il dit que cela n’était pas possible aujourd’hui tout en recommandant « qu’il faut qu’on apprenne à respecter la loi dans ce pays, on ne peut pas avoir une assemblée nationale qu’on quitte délibérément et chaque fois on veut modifier, amendé, créé des lois par des hommes politiques au tour d’une table, alors qu’il y a des élus de la nation ».
La mouvance présidentielle dit être prêt à discuter de tous les problèmes.
Par ailleurs, les observateurs présents entre autre les partenaires et la société civile se disent être satisfaits de cette première rencontre et ils espèrent que la fin de cette concertation portera fruit, a déclaré docteur Mohamed Ibn Chambas représentant des Nations-unies.
Affaire à suivre
Ibrahima Sory BARRY (BIS)
Conakryinfos.com
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