Le chargé de la communication de l’UFDG qui est intervenu sur les antennes des radios locales a indiqué qu’il s’agit d’un report et non d’un refus de répondre à l’invitation du Chef de l’Etat. Les raisons de ce qu’il appelle report s’expliqueraient par « la séquestration » dont font l’objet les leaders de l’opposition et les « violences » que subissent leurs militants à l’occasion des marches qu’ils organisent sans cesse.
Dans un premier temps, il faut constater que toutes ces raisons invoquées sont déjà connues et on peut insinuer que les deux hommes devraient discuter de la possibilité de créer un climat de paix, pour qu’aucun leader ne soit plus jamais confiné dans sa résidence et que policiers et gendarmes d’une part et les manifestants de l’autre ne continuent à échanger des jets de pierres contre les gaz lacrymogène. On ne le dira pas assez, les victimes sont déjà nombreuses tant les conséquences des manifestations qui perdent de plus en plus leur caractère pacifique pèsent sur tous les domaines. L’économie souffre. Le panier de la ménagère est difficile à supporter. Les citoyens qui vivent le jour au jour ont du mal à joindre les deux bouts. Voilà pourquoi il était important pour Cellou, en qui une bonne partie de la population guinéenne fonde son espoir doit se mettre au dessus de tout pour ne voir que le pays.
Dans un second temps, le chef de l’Etat a commis l’erreur d’attendre la veille d’une manifestation pour appeler son principal opposant à discuter. Il pouvait le faire plutôt. Tous ceux qui gardent encore le souvenir des précédentes rencontres à Sékoutouréyah, pensent à une parodie de rencontre qui s’inscrit dans la stratégie de communication du chef de l’Etat qui passe par tous les moyens pour montrer à l’opinion nationale et internationale qu’il est un partisan du dialogue. Ce rendez-vous manqué ne nous a malheureusement permis de croire au contraire. Alpha peut encore réaffirmer son invitation pour donner un ton à de véritables discussions qui vont permettre de sortir le pays de cette léthargie.
La Guinée attend de ces hommes en plus d’une simple rencontre, des solutions viables qui éviteraient au pays le scénario de 2012. A cette époque, manifestants et contre manifestants ont été si cruels que le spectre d’une guerre civile fut sur le point de planer. Les fils de Guinée n’ont pas besoin de morts ni même de blessés pour aller à une élection.
Jacques Lewa
Tel: 655 379 881/ 666 415 406
Conakryinfos.com