Une ONG dénonce la faiblesse des pouvoirs publics dans la lutte contre le trafic de drogue en Guinée

[dropcap]L[/dropcap]’humanité célèbre le mois prochain la journée internationale de lutte contre la drogue. L’observatoire guinéen des drogues et de la toxicomanie (OGDT) a dénoncé lors d’une conférence vendredi 26 juin à la Maison de la Presse (Conakry), la faiblesse des pouvoirs publics face aux phénomènes grandissant de la drogue en Guinée, a-t-on entendu.
Le président de l’OGDT, Félix Dounia Millimono a estimé dans son intervention que ce trafic illicite est devenu de nos jours un problème transfrontalier qui touche le monde entier. La Guinée dit-il, célèbre cette journée mondiale dans un contexte très particulier en rappelant que le 4 juin passé, la Guinée a fait une saisie de 80 kg de drogue au port autonome de Conakry.
« Ce qui veut dire que ce trafic persiste, mais le plus déplorable est que la Guinée n’est plus une plaque tournante de trafic de drogue, mais plutôt un lieu de consommation, non seulement de cocaïne qui est revendue à 100.000 GNF le gramme et aussi le craque qui est un dérivé de la drogue qui est revendu à 25.000 GNF la boule », a déclaré M. Millimono.
Ansoumane Diallo, chargé de la prévention souligne qu’en Guinée, à part la déclaration des autorités, aucune action concrète n’est menée pour lutter contre ce fléau.
Plus loin, M. Diallo nous apprend que l’observatoire guinéen des drogues et de la toxicomanie compte organiser dans les prochains jours des activités de sensibilisation dans certaines universités de Conakry. Ses responsables demandent l’implication du pouvoir public dans la lutte contre la drogue en Guinée.
Les présumés trafiquants de drogue arrêtés le 4 juin passé au port autonome de Conakry auraient été libérés sans aucune lumière ne soit apportée pour éclairer la religion des uns et des autres, a-t-on appris au cours de cette conférence.
Ibrahima Sory BARRY (BIS)
620-107-071
