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Rentrée scolaire : pas de grève en vue, l’Intersyndicale appelle les enseignants à reprendre les cours

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À la veille de la rentrée scolaire, l’Intersyndicale de l’éducation appelle les enseignants à reprendre normalement les cours ce lundi 5 octobre 2026. Si aucune grève n’est envisagée à ce stade, plusieurs dossiers restent au cœur des négociations avec le gouvernement.

Dans une déclaration faite ce dimanche 4 octobre, Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, a clarifié la position de l’Intersyndicale de l’éducation, composée de la FSPE, du SNE et du SLECG.

Selon lui, les organisations syndicales ne disposent actuellement ni d’une plateforme de revendications, ni d’un préavis ou d’un avis de grève.

Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par des discussions autour du recrutement de nouveaux enseignants et de l’application du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 3 janvier 2026.

Pour assurer le suivi des engagements pris, un comité présidé par Dr Alia Camara, président du Conseil national du dialogue social, a été mis en place. Il doit veiller à l’application des différentes résolutions issues de cet accord.

L’Intersyndicale invite ainsi les enseignants à poursuivre leurs activités didactiques, pédagogiques et académiques sur l’ensemble du territoire national, pendant que les négociations se poursuivent après leur interruption liée aux célébrations du 68? anniversaire de l’indépendance de la Guinée.

Plusieurs dossiers restent en suspens

La situation des enseignants contractuels communaux non retenus après l’évaluation pratique en classe demeure au centre des discussions. Le cas des enseignants de la zone spéciale de Conakry figure également parmi les préoccupations soulevées par les syndicats.

L’Intersyndicale demande à ces enseignants de lui faire confiance et entend poursuivre les discussions afin de trouver une solution conforme au point 7 du protocole d’accord.

Les syndicats appellent également le gouvernement à privilégier le dialogue social et à respecter les engagements pris dans le cadre de l’accord du 3 janvier 2026. Pépé Balamou rappelle toutefois qu’en cas d’échec des négociations, l’Intersyndicale pourrait recourir à son moyen de pression.

Pour cette rentrée, le mot d’ordre reste donc à la reprise. Mais la poursuite du dialogue sera déterminante pour éviter que les dossiers en suspens ne ravivent les tensions dans le secteur éducatif.

Mohamed Sylla

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