Les autorités guinéennes ont donné un délai de 72 heures aux occupants de la forêt de Kakimbo, dans la commune de Ratoma, pour libérer les espaces relevant du domaine de l’État.
La décision a été annoncée mercredi 19 août 2026, à l’issue d’une mission de la Direction de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (DATU), accompagnée des services de police, qui s’est rendue sur le site pour recenser les occupants et leur notifier la nécessité de quitter les lieux.
Selon des informations rapportées par Télé 24, les personnes concernées disposent donc de trois jours pour libérer les espaces occupés.
Le directeur de la DATU, Amadou Doumbouya, a expliqué que cette opération constitue une première étape avant la récupération des domaines concernés par l’État.
« Tous ceux qui sont installés dans ces endroits-là aujourd’hui savent qu’ils sont sur un domaine qui appartient à l’État », a-t-il déclaré, précisant que les autorités comptent identifier les occupants, les notifier et, à terme, récupérer les espaces.
Classée dans le domaine de l’État en 1984 par décret du président d’alors, le général Lansana Conté, la forêt de Kakimbo s’étendait initialement sur environ 115 hectares.
Selon les autorités, près de 100 hectares auraient été occupés au fil des années, réduisant considérablement la superficie encore préservée de cette réserve naturelle, considérée comme l’un des principaux poumons verts de Conakry.
Cette opération intervient dans un contexte de forte pression foncière et d’urbanisation accélérée dans la capitale. La préservation des derniers espaces naturels de Conakry reste ainsi un enjeu majeur pour les autorités, confrontées à l’extension continue des zones d’habitation.
Kadiatou N’Diaye
