The news is by your side.

CRIEF : Ibrahima Kalil Bayo, un agent de la DGI condamné à 3 ans de prison

les Annonces 224

La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a condamné, vendredi à Conakry, Ibrahima Kalil Bayo, agent de la Direction générale des impôts (DGI), à trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, pour ‘’corruption d’agent public, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux’’.

La Chambre de jugement lui a également infligé une amende de 20 millions de francs guinéens.

En revanche, il a été relaxé des chefs de détournement de deniers publics et de complicité de blanchiment de capitaux.

Sur l’action civile, la Cour a condamné le prévenu à verser 800 millions de francs guinéens à l’État guinéen en réparation du préjudice subi. Elle a également ordonné la confiscation de l’ensemble de ses biens identifiés, notamment des immeubles et parcelles situés à Gomboya, Kakoulimaya et Wonkifong, ainsi que de ses véhicules et avoirs bancaires.

L’administration de ces biens a été confiée à l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC).

La décision, rendue par la Chambre présidée par le magistrat Alpha Camara, est moins sévère que les réquisitions du parquet, qui avait requis dix ans de prison et une amende de 20 milliards de francs guinéens.

L’État réclamait pour sa part trois milliards de francs guinéens de dommages et intérêts, tandis que la défense sollicitait la relaxe.

Le parquet reprochait à Ibrahima Kalil Bayo d’avoir constitué un important patrimoine immobilier incompatible avec ses revenus de fonctionnaire, estimés à environ 3,5 millions de francs guinéens par mois.

Placé sous mandat de dépôt depuis le 17 juin 2026, il a été reconduit à la Maison centrale de Conakry après le prononcé du jugement.

Cette décision s’inscrit dans la poursuite des actions engagées par la CRIEF contre les infractions économiques et financières, tout en confirmant le pouvoir d’appréciation de la juridiction dans la détermination des peines.

 

Mohamed Sylla

À LIRE AUSSI