The news is by your side.

Législatives 2026 : le FRONDEG absent des spécimens de bulletins de vote, la DGE reste silencieuse

les Annonces 224

Le Front pour le développement national de la Guinée (FRONDEG) ne figure pas sur les spécimens officiels des bulletins de vote des listes nationales remis samedi aux partis politiques par la Direction générale des élections (DGE), à moins de deux semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai en Guinée.

Cette remise des spécimens marque une étape technique importante du processus électoral.

Les documents transmis aux formations politiques permettent notamment de vérifier les noms des partis, les logos, les couleurs, l’ordre d’apparition des candidatures ainsi que les autres éléments d’identification figurant sur les bulletins de vote.

L’absence du FRONDEG sur les spécimens des listes nationales suscite toutefois des interrogations au sein de la classe politique et parmi les observateurs du scrutin.

Sollicitée sur cette omission, la DGE n’avait fourni aucune explication officielle jusqu’à samedi soir.

Le parti dirigé par Abdoulaye Yéro Baldé est au cœur d’un contentieux politico-administratif depuis plusieurs semaines.

Le FRONDEG avait initialement annoncé son retrait du processus électoral avant de revenir sur cette décision à la suite d’un arrêt rendu par la Cour suprême.

Selon plusieurs sources concordantes, certaines listes du parti, dont la liste nationale, avaient déjà été validées par l’administration électorale avant l’annonce officielle de ce retrait.

Dans sa décision, la haute juridiction s’était appuyée sur les dispositions de l’article 169, alinéa 1, du Code électoral guinéen, qui interdit toute substitution, tout retrait ou toute modification dans l’ordre des listes après la clôture du dépôt des candidatures.

Cette situation entretient les interrogations sur le statut réel du FRONDEG dans le processus électoral en cours et sur les implications administratives de son retrait initial suivi de sa réintégration de fait.

À l’approche du scrutin du 31 mai, cette absence pourrait relancer les débats sur la gestion des candidatures et la cohérence des décisions administratives dans un contexte électoral particulièrement scruté par les acteurs politiques et les observateurs nationaux et internationaux.

Le silence maintenu par la Direction générale des élections laisse, pour l’heure, persister plusieurs zones d’ombre autour de la participation effective du FRONDEG aux législatives de 2026.

Kadiatou N’Diaye

À LIRE AUSSI