L’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme (OGDH) a réclamé dimanche l’annulation de la grâce présidentielle accordée à l’ex-chef de la junte Moussa Dadis Camara, estimant qu’elle viole la procédure judiciaire en cours sur le massacre du 28 septembre 2009.
Aux côtés de la FIDH et de l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre (AVIPA), l’OGDH a dénoncé, lors d’une conférence de presse à Conakry, des « blocages » persistants dans la suite du procès.
« La grâce est illégale car des recours sont pendants devant la Cour d’appel. Elle envoie un signal d’impunité alors que le procès doit aller à son terme », a déclaré Me Alpha Amadou DS Bah, président de l’OGDH.
L’avocat a également déploré le retard dans l’indemnisation des victimes et dans la programmation d’affaires connexes visant d’autres officiers, dont le colonel Bienvenue Lamah et Georges Touaro.
Le massacre du 28 septembre 2009, survenu lors d’un rassemblement de l’opposition dans le stade de Conakry, a fait plus de 150 morts et des centaines de blessés, selon l’ONU.
Le procès des responsables présumés, ouvert en 2022 et salué comme historique, reste aujourd’hui enlisé, seize ans après les faits.
