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Ousmane Gaoual Diallo : « A. Ibrahima Keira est le ministre de la sécurité le plus violent »

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Le député UFDG, Ousmane Gaoual Diallo a accusé vendredi, le ministre de la sécurité, Alpha Ibrahima Keira et le nouveau directeur général de la police nationale, Ansoumane Camara alias Baffoe, d’être les instigateurs de la « barbarie orchestrée » sur les militants de l’opposition à Conakry dans le seul but de conduire le pays vers « une guerre civile ».

M. Diallo a fait cette sortie médiatique au lendemain des violences enregistrées dans le quartier Wanindara, dans la haute banlieue de Conakry, où trois personnes dont un policier, ont été tuées dans des échauffourées entre manifestants et forces de sécurité.

« Le ministre Keira porte un nom qui est extrêmement lourd à porter. Et il est en train d’écrire une histoire extrêmement dangereuse pour sa personne et sa descendance, il faut qu’il arrête », a-t-il rappelé avant d’enfoncer le clou.

« Depuis qu’il est ministre, ce sont 22 Guinéens qui sont morts, alors qu’il est ministre il y a moins d’un an. Il y a 22 Guinéens qui sont enterrés sous sa gouvernance. Il est le ministre de la sécurité le plus violent que la Guinée ait connu. Il faut que le ministre Keira arrête ! », a soutenu Ousmane Gaoual Diallo, dans un entretien accordé à nos confrères de Médiaguinee.

Après les violences de Wanindara, où un policier a été lynché par de jeunes manifestants, le député de l’UFDG accuse le nouveau DG de la police nationale, Baffoe Camara, de faire une expédition dans cette zone, où des agents des forces de sécurité sont en train de se livrer à la destruction des biens des citoyens, à l’incendie des maisons et à l’humiliation des femmes.

« Nous avons été informés de l’expédition que Baffoé a faite dans la commune de Ratoma, à Wanindara particulièrement. Cela s’est soldé par la destruction des biens, l’incendie des domiciles et l’humiliation des femmes dont on tirait les seins, on déshabillait certaines. Ces pratiques sont condamnables. Et nous tenons Baffoé et le ministre Keira pour responsables de toute cette escalade de violences qui est en train de se dérouler à Conakry », a martelé le porte-parole par intérim de l’UFDG.

Face à cette recrudescence de violences à Wanindara, Ousmane Gaoual Diallo demande au ministre Keira et au DG de la police nationale « d’arrêter les expéditions punitives » sur les populations des quartiers favorables à l’opposition.

« La barbarie qu’ils sont en train d’orchestrer, ils n’ont qu’un seul objectif celui de pousser à la guerre civile. Il faut qu’ils arrêtent. Il faut qu’ils comprennent que nul n’a le droit d’aller dans les concessions sans discernement, de s’attaquer à tout un quartier où on détruit toutes les concessions, on humilie des gens, ils n’ont pas le droit d’agir ainsi. Ils doivent arrêter les expéditions punitives qui sont d’un autre âge », a-t-il lancé aux responsables du ministère de la sécurité.

Selon M. Diallo, les forces de l’ordre n’ont pas le droit de se rendre justice elles-mêmes.

« Ils ont l’appareil sécuritaire pour faire des enquêtes ; ils ont la justice pour punir. La police n’a pas le droit de se rendre justice. Le ministre de la sécurité n’a pas à ordonner que les agents des forces de l’ordre se rendent justice eux-mêmes. Si on instaure cette manière d’agir dans notre pays, ce serait extrêmement grave pour notre pays, extrêmement déjà fragilisé (…) », a-t-il indiqué, ajoutant que l’opinion nationale et internationale est déjà informée de toutes ces exactions des forces de l’ordre.

« Nous avons alerté les membres du gouvernement. Nous avons aussi alerté le chef de l’Etat par voie de presse, ainsi que la communauté internationale pour que cela cesse immédiatement. Nous disons à Keira et à Baffoé qu’ils n’ont pas le monopole de la violence, l’Etat a le monopole de la violence. Mais ils ne sont pas l’Etat (…) », a rappelé Ousmane Gaoual Diallo.

Après les accusations de l’opposition à l’encontre des forces de l’ordre, des membres du gouvernement dont le ministre de la sécurité, Alpha Ibrahima Keira, ont organisé vendredi, une conférence de presse pour apporter un démenti à toutes ces accusations.

« Nos policiers qui interviennent dans le cadre du maintien de l’ordre public sont régis par une loi qui n’autorise pas nos hommes à utiliser les armes létales : ce sont des armes conventionnelles. Chaque fois que nos hommes doivent intervenir sur le terrain dans le cadre du maintien de l’ordre public, il y a une action qui est entreprise pour fouiller tous les agents, un à un, vérifier dans les véhicules de transport s’il n’y a pas d’armes létales. Même les armes blanches sont interdites (…) », a déclaré le ministre de la sécurité, , Alpha Ibrahima Keira.

En Guinée, depuis plus d’un mois, l’opposition appelle à des manifestations de rue pour protester contre le non-respect par l’Etat et la mouvance présidentielle, des accords politiques du 08 août dernier relatifs à l’installation des conseils exécutifs communaux sur toute étendue du territoire national.

 

 

Mohamed Sylla

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