La Guinée abrite la session spéciale du comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique

[dropcap]L[/dropcap]es travaux de la session spéciale du comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC) et de l’initiative de l’Afrique sur les Energies Renouvelables (AREI) s’est tenue samedi 4 mars 2017 au Palais Mohamed V à Conakry.
C’est le Premier ministre Mamady Youla, représentant le président Alpha Condé et le Premier ministre gabonais Emmanuel issozé Ngondet, représentant le président gabonais Aly Bongo Ondimba, coordinateur du CAHOSCC qui ont présidé les travaux.
Durant quelques heures d’échanges, les discussions ont porté sur des questions de protection de l’environnement, des questions de protection de nos populations, des questions du futur de nos Etats, tout un espoir pour le ministre Youla que cela sera fructueux
Dans son discours de bienvenu, le Premier ministre Mamady Youla précise en ces termes que « ces discussions nous permettront enfin de passer de cap de la bonne volonté, de passer le cap de désengagement, passer le cap pour s’engager enfin, résolument dans la phase opérationnelle dans la réalisation des projets qui seuls finalement matérialiseront l’engagement et la volonté de nos chefs d’Etat, doter notre continent des moyens pour enfin se doter d’énergies renouvelables afin d’atteindre l’objectif de protéger notre planète des conséquences des changements climatiques »
Prenant la parole, le Premier ministre du Gabon représentant le président gabonais Aly Bongo indique l’union africaine a tracé la trajectoire qu’ils doivent adopter à travers l’agenda 2063 qui sera au centre de l’action du CAHOSCC sous la coordination du Gabon
Selon, Emmanuel issozé Ngondet « c’est pourquoi, le président Aly Bongo Ondimba, conscient de ce que notre marche vers un développement durable adapté aux contraintes climatiques se propose durant son mandat de mener son actions sur les trois axes suivants :
– la consolidation des acquis et le renforcement des initiatives continentales sur le climat :
– la mise en place d’une véritable stratégie du financement et de mobilisation des ressources nécessaires à la matérialisation de nos initiatives ;
– le maintien de la cohérence entre les principaux organes africains de lutte contre les changements climatiques.
Par ailleurs, l’initiative sur les énergies renouvelables, doit être considéré, consolidée et intégrée par tous, tout en la renforçant avec des nouvelles dimensions.
C’est pourquoi, le Gabon souhaite plus y intégrer plus fortement l’hydroélectricité à travers notamment le projet INGA. Celui-ci, au regard de son potentiel, pourrait répondre aux besoins de plusieurs d’Afrique Centrale et Australe.
C’est pourquoi, sous la coordination du Gabon, le CAHOSCC va entreprendre de nouvelles initiatives.
Ainsi, outre les énergies renouvelables qui doivent être intégrées par tous, il est donc demandé à tous les Etats membres d’explorer les différentes voies de l’industrialisation.
De son côté, Mme Ségolène Royal, précise que sans le continent africain, sans l’engagement des chefs d’Etat et de gouvernement du continent africain, il y aurait pas eu d’accord de Paris sur le climat.
Selon elle, il ya deux catégories de pays qui subissent violement le réchauffement climatique, ce sont des petits Etats insulaires qui sont menacés à la hausse du niveau de la mer et le continent africain.
Balla Moussa Traoré
Conakryinfos.com