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Siguiri : sept anciens administrateurs territoriaux placés sous mandat de dépôt à la CRIEF

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L’affaire des présumées atteintes à l’environnement dans la préfecture de Siguiri connaît un nouveau développement judiciaire. Et pour cause !

Sept anciens administrateurs territoriaux ont été placés sous mandat de dépôt, mercredi 4 novembre 2026, dans le cadre de poursuites engagées devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

Parmi les personnes concernées figure le colonel Fadjimba Mara, ancien préfet de Siguiri (sur la photo). Les six autres sont d’anciens responsables de collectivités territoriales, notamment de Doko, Bankon, Franwalia, Kourémali, Fidako et Naboun.

Ils sont poursuivis pour des faits présumés d’atteinte à l’environnement, dans un contexte marqué par la multiplication des activités d’orpaillage clandestin et la dégradation des terres dans cette partie de la Haute-Guinée. Leur procédure judiciaire intervient après leur radiation des effectifs de la fonction publique et de l’armée, selon les informations rapportées.

Les sept anciens administrateurs concernés sont :

  1. Colonel Fadjimba Mara, ancien préfet de Siguiri ;
  2. Sous-lieutenant Ibrahima 2 Camara, ancien préfet par intérim de Doko ;
  3. Lieutenant-colonel Pépé Doualamou, ancien sous-préfet de Bankon ;
  4. Lieutenant Moussa Oularé, ancien sous-préfet de Franwalia ;
  5. Sous-lieutenant Roger Lamah, ancien sous-préfet de Kourémali ;
  6. Lieutenant-colonel Moussa Diakité, ancien sous-préfet de Fidako ;
  7. Lieutenant-colonel Richard Yaradouno, ancien sous-préfet de Naboun.

Cette affaire intervient alors que l’orpaillage clandestin continue de susciter des préoccupations dans la préfecture de Siguiri, où les activités d’exploitation aurifère sont régulièrement associées à la destruction des terres agricoles, à la pollution des cours d’eau et à la dégradation des écosystèmes.

Le placement sous mandat de dépôt des sept anciens responsables marque ainsi une nouvelle étape dans le traitement judiciaire de ce dossier. Il soulève également la question de la responsabilité des autorités administratives dans la surveillance des activités minières et la préservation de l’environnement.

Les responsabilités individuelles des mis en cause devront toutefois être établies devant la justice. En attendant une décision définitive, les sept anciens administrateurs bénéficient de la présomption d’innocence.

Mohamed Sylla

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