Le Burkina Faso réintroduit la peine de mort dans son Code pénal. Les 71 membres de l’Assemblée législative du peuple ont adopté mardi à l’unanimité le projet de loi portant révision du texte, a annoncé le ministère de la Justice.
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a défendu le projet devant les parlementaires au nom du gouvernement. La réforme porte sur la loi du 25 mai 2018 relative au Code pénal burkinabè.
Selon les autorités, cette révision vise à renforcer l’ordre public, à consolider les valeurs nationales et à garantir la sécurité des personnes et des biens. Elle entend également adapter le dispositif pénal aux nouvelles exigences de protection de la société et de lutte contre la criminalité.
Le ministère de la Justice n’a pas détaillé, dans son communiqué, les infractions passibles de la peine capitale ni les modalités précises de son application. Ces éléments restent à clarifier pour mesurer la portée exacte de la réforme.
Le Burkina Faso avait aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun dans son Code pénal de 2018. Son rétablissement marque un changement important dans la politique pénale du pays.
Le gouvernement affirme vouloir mettre en place une justice pénale répondant aux aspirations de la population. Les autorités ont annoncé que les principales innovations du nouveau Code pénal seraient présentées dans de prochaines communications.
Conakry Infos avec APA
