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Massacre du 28 Septembre : trois procédures en attente devant la Cour d’appel de Conakry

les Annonces 224

Dix-sept ans après le massacre du 28 septembre 2009, trois procédures judiciaires liées aux événements du stade de Conakry sont actuellement pendantes devant la Cour d’appel.

Les parties civiles et le parquet ont fait appel dans les différents dossiers, dans l’attente de leur programmation.

À l’occasion du 17e anniversaire du massacre du 28 septembre 2009, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et du citoyen (OGDH) et l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (AVIPA) ont fait le point, lundi 28 septembre 2026, sur l’évolution des procédures judiciaires.

Lors d’une conférence de presse organisée à la Maison de la presse de la Minière, à Conakry, l’avocat des parties civiles, Bernard Saa Dissi Millimouno, a détaillé la situation des trois procédures actuellement examinées au niveau de la Cour d’appel de Conakry.

La première concerne notamment le capitaine Moussa Dadis Camara, le colonel Moussa Tiegboro Camara, Marcel Guilavogui et plusieurs autres accusés. Elle avait abouti au jugement du 31 juillet 2024, qui avait prononcé des condamnations pénales et civiles ainsi que des acquittements.

Plusieurs appels ont été introduits contre cette décision. Le parquet et une partie de la défense ont contesté le jugement, tandis que les parties civiles ont également fait appel sur certains points, notamment concernant certains acquittements et la prise en compte de plusieurs parties civiles.

La deuxième procédure concerne notamment Georges Olemou et Jean-Louis Kpoghomou. Elle fait suite à une décision rendue le 23 février 2026, ayant annulé l’ordonnance de renvoi. Les parties civiles et le parquet ont fait appel de cette décision.

Le troisième dossier concerne le général Bienvenu Lamah, acquitté le 27 juillet 2026. Cette décision a également été contestée en appel par les parties civiles et le parquet.

Selon Me Millimouno, les première et troisième procédures, qui ont déjà donné lieu à des décisions sur le fond, pourraient éventuellement être jointes en raison de leur lien avec les mêmes faits.

La procédure concernant l’annulation de l’ordonnance de renvoi se situe, en revanche, à un stade différent.

La Cour d’appel devra d’abord se prononcer sur la validité de cette ordonnance avant toute éventuelle poursuite de la procédure sur le fond.

À ce stade, les trois dossiers se trouvent donc devant la Cour d’appel de Conakry. Les parties civiles attendent désormais leur programmation afin que les débats puissent reprendre.

Pour la FIDH, cette étape constitue un enjeu important dans la poursuite du processus judiciaire engagé avec l’ouverture du procès le 28 septembre 2022, treize ans après les faits.

Dix-sept ans après le drame, les victimes et leurs familles restent ainsi dans l’attente d’une nouvelle étape judiciaire, alors que les différentes procédures continuent de suivre leur cours devant la justice guinéenne.

 

Fatoumata Sylla, stagiaire

Tel : 611 29 16 93

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