La députée du Pas-de-Calais avait été condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire l’an dernier.
Marine Le Pen a été condamnée ce mardi à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique par la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national. En complément de cette peine, la députée du Pas-de-Calais est condamnée à quarante-cinq mois d’inéligibilité, dont trente avec sursis. La cour a considéré qu’elle a déjà purgé une peine de quinze mois d’inéligibilité depuis le 31 mars 2025, date de sa condamnation en première instance.
Le tribunal correctionnel de Paris lui avait alors infligé une peine de quatre ans de prison, dont deux fermes sous bracelet électronique, et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, l’obligeant à abandonner son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais. Celui de députée était protégé par l’immunité parlementaire.
Juridiquement, Marine Le Pen peut donc se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Mais l’élue avait estimé «pas possible» de faire campagne avec un bracelet électronique. Elle pourrait donc céder la place à Jordan Bardella, président du parti. Cette décision pourrait être annoncée au journal de 20 heures de TF1 ce soir.
Ce jugement était rendu depuis 13h30 au palais de justice, sur l’île de la Cité, contre elle et onze autres prévenus, dont le Rassemblement national (alors Front national) en tant que parti. En préambule, la cour a indiqué que les peines d’inéligibilité prononcées ont été pondérées par «la liberté des candidatures» et «le libre choix des électeurs», «condition de l’expression démocratique».
Marine Le Pen doit également s’acquitter d’une amende de 100.000 euros. Par ailleurs, le Rassemblement national est condamné à deux millions d’euros d’amende, dont un million avec sursis. La députée peut toutefois se pourvoir en cassation.
Source : AFP
