Le Bloc libéral (BL) a contesté mercredi les résultats des élections législatives du 31 mai en Guinée, affirmant avoir été lésé lors de la compilation des suffrages et réclamant une révision des chiffres publiés par les autorités électorales.
Au cours d’une conférence de presse à Conakry, les responsables du parti, conduits par leur président d’honneur, Dr Faya Lansana Millimouno, ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme de graves dysfonctionnements dans le processus électoral.
Selon l’avocat du BL, Me Thierno Souleymane Baldé, les procès-verbaux collectés par le parti lui attribuent 132 496 voix au scrutin législatif.
Il accuse la Direction générale des élections (DGE) d’avoir retranché plus de 107 000 voix de ce total lors de la centralisation des résultats.
« Au regard des chiffres dont nous disposons, le Bloc libéral devait obtenir trois sièges à l’Assemblée nationale », a déclaré l’avocat, estimant que les documents en possession de son parti reflètent fidèlement les suffrages exprimés dans les bureaux de vote.
Le BL a également mis en cause l’organisation générale des élections, regrettant que plusieurs alertes et réclamations formulées pendant le processus n’aient pas été prises en compte. Le parti affirme avoir relevé des irrégularités dans certaines circonscriptions et estime que celles-ci méritent un examen approfondi par les juridictions compétentes.
Une requête a été déposée devant la Cour suprême, seule instance habilitée à statuer sur les contentieux électoraux de cette nature. Le Bloc libéral assure qu’il respectera la décision qui sera rendue, tout en réaffirmant sa volonté de voir les résultats « conformes à la vérité des urnes ».
Cette nouvelle contestation témoigne des enjeux entourant les premières élections organisées dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel.
Les décisions attendues de la Cour suprême seront suivies avec attention par les acteurs politiques, dans un contexte où la crédibilité des institutions électorales demeure au cœur du débat public.
Mohamed Sylla
