Le procureur général près la Cour suprême, Sidy Souleymane N’Diaye, a rappelé samedi la portée constitutionnelle, morale et juridique du serment présidentiel, lors de la cérémonie d’investiture du président Mamadi Doumbouya, élu à la magistrature suprême avec 86,72 % des suffrages exprimés à l’issue de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025.
« Ce 17 janvier 2026 est l’un des grands moments du peuple de Guinée », a déclaré le magistrat, soulignant que la cérémonie répond aux exigences de l’article 59 de la Constitution, lequel prévoit que le président de la République est installé dans ses fonctions après avoir prêté serment devant la Cour suprême.
S’adressant au chef de l’État nouvellement investi, Sidy Souleymane N’Diaye a décrit Mamadi Doumbouya comme « un expert en sécurité, pétri d’intégrité et animé par la ferme volonté de servir son pays », estimant qu’il « incarne l’alliance parfaite entre le respect de la tradition et l’ambition d’une Guinée moderne ».
Le procureur général est également revenu sur la signification du serment présidentiel, qu’il a qualifié de « promesse solennelle faite devant une autorité », engageant celui qui le prête à respecter la loi, à remplir fidèlement sa fonction et à agir dans la vérité.
« Le serment donne à la parole une valeur morale, religieuse ou juridique », a-t-il insisté.
Élu pour un mandat de 7 ans, Mamadi Doumbouya entre officiellement en fonction à l’issue de cette cérémonie, marquant l’achèvement du processus électoral et l’ouverture d’un nouveau cycle institutionnel en Guinée.
La prestation de serment devant la plus haute juridiction du pays confère ainsi une légitimité constitutionnelle pleine au nouveau président, désormais attendu sur la mise en œuvre de ses engagements devant le peuple guinéen.
Kadiatou N’Diaye
