Le gouvernement guinéen a procédé mercredi à Cobayah, dans la commune de Lambanyi, à la remise officielle d’une villa à la famille du journaliste de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), Daouda Taban Sylla, décédé le 15 août en Tunisie des suites d’une maladie.
La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Information et de la Communication, Fana Soumah, ainsi que par le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé.
La maison, un duplex de cinq chambres avec annexe, construite dans une cour entièrement clôturée à Cobayah village, avait été promise par les autorités au lendemain du décès du journaliste.
La remise s’est déroulée dans une atmosphère sobre et empreinte d’émotion, marquée par des témoignages d’autorités, de collègues et de proches, saluant la mémoire d’un professionnel reconnu pour son engagement et sa rigueur au service de l’information publique.
S’exprimant au nom des travailleurs de la RTG, le secrétaire général du syndicat de la maison, Sâa Martin Fanssinadouno, a exprimé la gratitude de l’institution.
Il a salué « un geste de haute portée sociale » et rappelé que la villa constitue pour la famille du défunt « un symbole de la reconnaissance nationale envers un homme qui a servi l’information et la République ». Il a assuré que les travailleurs de la RTG resteront aux côtés de la famille du journaliste.
Le ministre de l’Information et de la Communication, Fana Soumah, a souligné la portée humaine du geste présidentiel, estimant qu’il dépasse la seule dimension matérielle.
Selon lui, en offrant la villa et en prenant en charge la scolarité de deux enfants du défunt, le président Mamadi Doumbouya « rappelle que la Nation est une famille et qu’aucun de ses membres ne doit être abandonné dans la douleur ».
De son côté, le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, a rendu hommage au parcours professionnel de Daouda Taban Sylla, qu’il a décrit comme « une voix et une plume au service du pays », saluant la qualité de ses reportages et sa disponibilité au travail.
La famille du journaliste a également exprimé sa reconnaissance. Par la voix de Daouba Fangama Camara, ses membres ont remercié les autorités et le chef de l’État pour l’accompagnement dont ils bénéficient, invoquant la miséricorde divine pour le défunt.
Par ce geste, au-delà de l’émotion suscitée, les autorités rappellent la nécessité de valoriser le métier de journaliste et de renforcer la protection sociale de ceux qui le pratiquent, souvent dans des conditions difficiles mais au service de l’intérêt public.
Kadiatou N’Diaye
