Le président américain Donald Trump a annoncé ce jeudi 18 décembre la suspension temporaire du programme de loterie des visas d’immigration diversifiée, plus connu sous le nom de « Green Card Lottery ».
Cette décision fait suite à la révélation que le principal suspect des fusillades survenues récemment à l’université Brown et au Massachusetts Institute of Technology (MIT) était entré sur le territoire américain grâce à ce dispositif.
Dans un message publié sur le réseau social X, la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a confirmé que l’ordre émanait directement du président. Elle a déclaré que « cet individu odieux n’aurait jamais dû être autorisé à entrer dans notre pays » et a ordonné aux services de citoyenneté et d’immigration de suspendre immédiatement le programme.
Créé pour diversifier les origines des nouveaux résidents permanents aux États-Unis, le programme de visa diversité attribue chaque année jusqu’à 50 000 cartes de résidence permanente par tirage au sort. Il cible principalement des ressortissants de pays sous-représentés dans l’immigration américaine, notamment en Afrique. Pour l’année 2025, près de 20 millions de personnes ont soumis leur candidature, et plus de 131 000 candidats – incluant conjoints et enfants – avaient été présélectionnés avant cette suspension.
Selon les dernières données, les citoyens portugais, par exemple, n’avaient obtenu que 38 visas pour cette édition.
Cette décision relance le débat récurrent aux États-Unis sur l’équilibre entre ouverture migratoire et sécurité nationale. Elle affecte directement des milliers de candidats dont les projets d’installation se voient brutalement suspendus.
Elle s’inscrit également dans la ligne dure sur l’immigration portée par l’administration Trump, qui renforce son discours sécuritaire à l’approche de la fin de l’année politique.
Des réactions diplomatiques sont attendues, notamment de la part des pays dont les ressortissants participent massivement à ce programme, illustrant une nouvelle fois les tensions entre politique intérieure américaine et relations internationales.
Cette suspension intervient dans un contexte électoral sensible, où la question migratoire reste un marqueur politique fort. Elle pourrait alimenter les critiques sur l’utilisation d’événements tragiques pour justifier des restrictions administratives, tout en satisfaisant une partie de l’électorat prioritairement soucieux de sécurité frontalière.
Source : French Morning
