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Kindia : les abords du “Sens interdit” entièrement déguerpis dans le grand marché

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Les autorités locales de Kindia ont lancé à l’aube, ce lundi 13 février, une vaste opération de déguerpissement des emprises routières au cœur du grand marché, sur le tronçon communément appelé le “Sens interdit”.

Sous la supervision du président de la délégation spéciale de Kindia, Elhadj Diango Cissé, les équipes municipales ont entamé les travaux dès 3 heures du matin, afin de libérer complètement cette voie stratégique souvent obstruée par les vendeuses ambulantes et les étalagistes.

Selon la mairie, l’initiative vise à rétablir la fluidité de la circulation et à améliorer la sécurité dans cette zone commerçante particulièrement fréquentée.

« Nous voulons redonner à cette artère son usage initial : permettre aux véhicules et aux piétons de circuler sans encombre », a expliqué une source de la mairie.

Mais cette mesure n’a pas été bien accueillie par une partie des commerçantes. Dès les premières heures, plusieurs femmes ont protesté contre l’opération, érigeant des barricades et bloquant temporairement la circulation.

Elles dénoncent une action “brutale” menée sans “concertation préalable”. Le commerce est resté paralysé une grande partie de la matinée.

La situation s’est progressivement apaisée après l’intervention des forces de sécurité et de quelques responsables locaux, qui ont promis d’ouvrir un dialogue avec les commerçantes concernées afin de trouver des solutions d’accompagnement.

Cette opération de déguerpissement s’inscrit dans un vaste programme municipal de réorganisation urbaine et de désencombrement des voies publiques, amorcé depuis plusieurs mois dans plusieurs villes du pays.

Cette nouvelle initiative illustre la tension récurrente entre la nécessité d’assainir les espaces publics et les réalités sociales des petits commerçants, souvent dépendants de ces emplacements informels pour leur survie économique.

La réussite durable de ce type d’action dépendra sans doute de la capacité des autorités à associer répression et mesures sociales d’accompagnement.

Rachid Camara, correspondant régional

Tel : 623 13 32 32

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