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Guinée : deux organisations appellent à lever l’interdiction de manifester

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À quelques jours du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre, le Réseau ouest-africain des défenseurs des droits humains (ROADDH) et la Coordination des défenseurs des droits humains en Guinée (CODDH) ont exhorté lundi les autorités guinéennes à lever l’interdiction générale de manifester et à garantir un environnement sûr pour les acteurs civiques et politiques.

Dans une déclaration publiée à Lomé, les deux organisations se disent préoccupées par la détérioration de l’espace civique et la multiplication des attaques visant les défenseurs des droits humains depuis le coup d’État du 5 septembre 2021. Elles dénoncent les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, les actes de torture, la suspension de partis politiques ainsi que le bâillonnement de la presse.

« La protection des défenseurs des droits humains et la garantie d’un processus référendaire apaisé et inclusif sont essentiels pour un retour à l’ordre constitutionnel et démocratique conforme aux standards internationaux », ont souligné le ROADDH et la CODDH.

Les deux organisations rappellent que la Guinée est tenue de respecter ses engagements internationaux, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Elles formulent plusieurs recommandations aux autorités de la transition :

  • Lever l’interdiction de manifester en vigueur depuis le 13 mai 2022 et garantir le droit de réunion pacifique.
  • Libérer les défenseurs des droits humains détenus arbitrairement et faire toute la lumière sur les disparitions forcées.
  • Assurer la participation inclusive des acteurs politiques et des citoyens, y compris ceux exclus du fichier électoral.
  • Garantir un environnement sûr pour les journalistes, les opposants et les défenseurs des droits humains.

Le ROADDH et la CODDH estiment qu’un tel cadre est indispensable pour permettre à la Guinée de renouer avec un ordre constitutionnel apaisé et conforme aux standards démocratiques internationaux.

 

Mohamed Sylla

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