La Cour suprême de Guinée a tranché dans l’affaire opposant l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD).
Dans son arrêt rendu ce jeudi, la plus haute juridiction du pays a rejeté la requête introduite par le parti de Cellou Dalein Diallo, qui demandait l’annulation de la lettre ministérielle ayant suspendu la tenue de son congrès prévu le 6 juillet dernier.
Avec cette décision, l’UFDG est officiellement déboutée et voit ainsi confirmer l’autorité de l’acte pris par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation Ibrahima Kalil Condé.
La Cour suprême rappelle en outre que cet arrêt est sans recours, consolidant définitivement la position de l’administration territoriale dans ce bras de fer politique.
Ce verdict, très attendu dans le paysage politique guinéen, pourrait avoir un impact significatif sur les stratégies de l’UFDG et relancer les débats autour de la liberté des partis politiques à organiser leurs instances internes.
Si le MATD justifie son intervention par la nécessité de respecter les règles en vigueur, certains observateurs y voient une restriction supplémentaire de l’espace politique, déjà marqué par des tensions persistantes entre l’opposition et les autorités de transition.
Kadiatou N’Diaye
