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Transition en Guinée : La France presse la junte pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel

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La France a intensifié vendredi sa pression sur les autorités de transition guinéennes, appelant à des « avancées concrètes » pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Le porte-parole du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, Christophe Lemoine, a exprimé au cours d’un point presse, la « préoccupation » de Paris face à la situation des droits humains en Guinée, marquée par des arrestations arbitraires et des disparitions non élucidées.

« Nous suivons avec attention la situation en Guinée et maintenons un dialogue exigeant avec les autorités de transition. », a déclaré M. Lemoine.

Il a réitéré l’appel de la France à un processus inclusif et apaisé, tout en soulignant l’importance de respecter les libertés fondamentales et l’état de droit.

Des disparitions qui inquiètent

Interrogé sur les récentes arrestations, notamment celle de l’activiste Abdoul Sacko, libéré peu après son interpellation, ainsi que sur les disparitions non élucidées de Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah depuis l’été 2024, le porte-parole a insisté sur la nécessité de transparence.

« Nous avons fait part à haut niveau de notre inquiétude et attendons des autorités guinéennes qu’elles fassent toute la lumière sur ces cas. », a-t-il affirmé.

Paris s’est également dit préoccupé par le sort du journaliste Marouane Camara, dont la disparition reste un mystère. Ces affaires, qui ont suscité l’émoi au sein de la société civile guinéenne et de la communauté internationale, illustrent les défis persistants en matière de droits humains dans le pays.

Un appel à la responsabilité

Alors que la transition guinéenne, dirigée par le colonel Mamadi Doumbouya depuis le coup d’État de septembre 2021, semble s’enliser, la France exhorte la junte à respecter ses engagements.

« La liberté d’expression et la sécurité de l’espace civique sont des conditions essentielles pour un retour durable à l’ordre constitutionnel. », a rappelé M. Lemoine.

Cependant, sur le terrain, les actions peinent à suivre les promesses. Les arrestations arbitraires, les intimidations et les restrictions des libertés publiques continuent de jeter une ombre sur le processus de transition.

Une transition sous surveillance

La communauté internationale, et notamment la France, suit de près l’évolution de la situation en Guinée. Alors que le pays s’apprête à adopter une nouvelle Constitution, Paris insiste sur la nécessité d’un processus inclusif et transparent, capable de rassembler toutes les forces vives de la nation.

Mais pour l’heure, les inquiétudes persistent. Les disparitions non élucidées et les atteintes aux droits humains rappellent que le chemin vers une démocratie stable et inclusive reste semé d’embûches.

La balle est désormais dans le camp des autorités guinéennes, qui devront démontrer par des actes concrets leur volonté de tourner la page des pratiques autoritaires.

Mohamed Sylla

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